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Extrait N°1
Bérénice leva un œil à quatre heures treize, heure détestable où aucune pensée plaisante, voire raisonnablement optimiste, n’avait de chance de pénétrer son conscient. C’était l’heure des exécutions capitales, de la grande déprime des insomniaques.
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Elle fut sur le point de se rendormir. Ses pensées se mirent à ne plus en être, remplacées par une suite d’images décodées, un vertige divin, et brusquement, Clément, étendu sur le dos, se retourna d’un seul coup, pour se trouver à plat ventre, lui assenant au passage une formidable claque sur les omoplates.
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Il était alors quatre heures trente cinq. Cinq heures moins dix virent Bérénice assise dans son lit, exaspérée. A cinq heures cinq Clément était un un pauvre type, à dix, un misérable con. A la demie, elle l’envoyait se faire voir, et décidait de se lever.
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Elle mit un baiser expiatoire sur une manche de pyjama qui dépassait, quitta doucement la chambre et pénétra au salon.
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Elle avait eu l’idée de son futur roman. « Je vais l’appeler : il faut que je parte, se dit Bérénice en s’asseyant à son bureau. Une femme, donc, de mon âge à peu près, qui doit s’en aller. Elle a toutes les raisons de partir, je ne sais pas, moi, un homme qui l’attend quelque part, ou autre chose, c’est à voir. Elle répète tout le temps : il faut que je parte, il faut que je parte, il faut que je parte. Elle va s’appeler Mosca, pensa-t-elle.
Mosca, la mouche. Une mouche enfermée dans une pièce, on ouvre la fenêtre, elle s’envole. »
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A SUIVRE…