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Madame de Pompadour
La seule lettre que la Marquise a envoyée à l’Impératrice Marie Thérèse d’Autriche vaut son pesant de plumes d’oie. Elle est datée de janvier 1759.
Oyez plutôt :
« Madame, m’est-il permis d’espérer que Votre Majesté et les expressions Impériale daignera recevoir avec bonté mes très humbles remerciements de la respectueuse reconnaissance dont je suis animée pour l’inestimable portrait qu’elle m’a fait remettre. S’il ne fallait, Madame, pour mériter ce don précieux, qu’être pénétrée jusqu’au fond de l’âme de l’admiration pleine d’enthousiasme qu’inspirent les grâces séduisantes et les vertus héroïques de Votre Majesté Impériale, personne, sans exception, n’en serait plus digne que moi. J’ose ajouter qu’il n’est point de sujet de Votre Majesté Impériale, qui rende un hommage plus sincère à ses rares et sublimes qualités. Vous êtes accoutumée, Madame, à voir dans tous ceux qui ont le bonheur de vous approcher, les sentiments que j’ai l’honneur de vous exprimer ; mais, j’espère que Votre Majesté Impériale daignera distinguer les miens, et les regarder comme une suite du très profond respect, avec lequel je suis, -Madame,- de Votre Majesté Impériale- très humble et très obéissante servante. »
« Jeanne de Pompadour »
Si je pouvais me permettre, Marquise, une très légère critique, j’oserais vous dire de ne pas employer autant de ‘que’ ou de ‘qui’. Sauf erreur, j’en ai compté une douzaine, soit un par ligne. C’est beaucoup trop. Cela alourdit votre style, par ailleurs, un tantinet pompeux.