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Chapitre 33 : BUD POWELL :
(d’après A. Francis, R.Horricks, A. Hodeir)
Ce pianiste est né en 1924, mort en 1966. Il quitte l’école à 15 ans. Il fût le digne héritier de la musique de Charlie Parker. Pendant 10 ans, il a dominé de haut toute l’évolution du piano.
Dans les années 58, son langage pianistique devient un témoignage bouleversant sur une âme délirante. Sa maladie l’enferme dans un monde à part. il se laissait aller à l’alcoolisme. En 45, une première dépression, en 47 : l’effondrement. En 48, il sort de l’hôpital psychiatrique.
Quelques semaines plus tard, il y retourne ; jusqu’en avril 49. En 51, nouvelle crise d’éthylisme. Il est arrêté en possession de drogue. En prison, il développe son complexe de persécution. Il hurle hystériquement que des gens veulent le tuer. Les gardiens (racistes) l’arrosaient d’eau ammoniacée. Par bonheur, une électrothérapie réussit. Il sort de l’hôpital en 53, à peine remis. Il renonce à l’alcool pour se reprendre entièrement.
Dès1945, les jeunes musiciens le considéraient comme le plus brillant et le plus représentatif de la nouvelle école. Son influence éclipsait celle de Monk.
Sa vitesse de pensée et sa vélocité d’exécution sont comparables à celles de Tatum ou de Parker.
L’influence harmonique de Monk sur Powell reste considérable ; mais le second oublie volontairement le côté agressif du langage de son aîné.
L’imagination de Bud était grande, aventureuse, romantique, toujours souveraine
J’ai entendu : Pour lui faire terminer le morceau qu’il jouait, on était obligé parfois de lui braquer dans les yeux l’éclat d’un projecteur.