Politique,Actualité,Histoire, Ecologie,Littérature, sémantique, Poésie,Humour,Santé, Musique,fantaisies,dérision, divers
« Je ne pus donner mon dernier volume au public qu’en 1833.
……………
J’avais tout fait pour rentrer dans l’oubli et reconquérir une entière liberté, car la réputation est aussi une dépendance……….
Je m’éloignais du spectacle : Passy, Fontainebleau, Tours m’ont vu chercher la retraite et le silence. C’est dans cette dernière ville que j’écris cette notice…….
Après avoir douté de moi-même toute ma vie, il serait cruel d’avoir à douter des autres avant de mourir.
TOURS, janvier 1840.
FIN DE MA BIOGRAPHIE »
Extraits de l’appendice :
« N’est-il pas sage à une époque où tant de gens se prétendent propres à tout, quelques uns donnent l’exemple du savoir n’être rien ? La nature m’a créé pour ce genre d’utilité, qui ne fait envie à personne. Que l’ivresse du triomphe ne vous abuse pas. »
…………………….
Béranger entra à l’Assemblée Constituante, étonné, embarrassé. Peu de jours après, il adresse sa démission au Président, prétextant qu’il est trop vieux (il a 68 ans).
Sa demande est rejetée. Béranger écrit de nouveau au Président en le suppliant d’accepter son départ : « Que les dignes représentants du peuple ne repoussent donc pas la prière que je leur adresse en réitérant ma démission et qu’ils veuillent bien pardonner aux faiblesses d’un vieillard qui ne peut se dissimuler de quel honneur il se prive en se séparant d’eux. »
Dans la lettre explicative qu’il envoie à ses électeurs (de la Seine), Béranger fait allusion au refus qu’il a fait à plusieurs reprises d’occuper un fauteuil à l’Académie Française.
Sa modestie était grande, mais ce n’est pas par modestie qu’il avait refusé d’être académicien. :
« Les places et les distinctions n’allaient ni à mes goûts ni à mon caractère….(et Béranger d’expliquer qu’il serait dégradant pour l’Académie française d’accueillir en son sein un simple écrivaillon de chansons. De plus, pour le futur, les académiciens ne pourraient plus refuser d’ouvrir leurs portes à n’importe quel rimailleur ou « poète de guinguette »
« Comment ferait-elle pour moi ce qu’elle n’a pas fait pour le divin Molière ? »
Béranger voulait être libre. Il n’a pas voulu être riche.
……………………………
Lamennais lui a écrit : « J’admire en vous le grand poète, je chéris encore plus l’homme de bien, le défenseur du peuple et de l’humanité. »
…………….
Béranger avait rencontré tous les hommes célèbres de son époque : Châteaubriand, Lucien Bonaparte, Thiers, Lebrun, Michelet, Lamartine et Lamennais.