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La comtesse de Ségur (page 2/2)
Sophie n’aime pas les mondanités parisiennes. Elle se consacre à ses enfants, en particulier à Gaston qui deviendra prêtre puis évêque.
Vers 1836, Sophie est terrassée par une douleur dans les reins, des migraines douloureuses et la gorge coincée par un mutisme qui l’obligeait à utiliser une ardoise pour communiquer.
Plus tard, la piété impose ses droits : elle entre dans le tiers ordre et devient Marie-Françoise du Sacrement dans l’ordre de Saint François de Sales qui aurait été fondé ou du moins inspiré par son fils Gaston.
Les idées révolutionnaires de 1789 avaient ébranlé la religion. Ce n’est qu’en 1816 que le catholicisme redevient religion d’Etat. Il luit fallait assurer son influence par ses propres moyens, sans le secours des dirigeants, en même temps que se justifier.
A l’inverse, les dirigeants auront du mal à s’imposer sans son appui. Aussi, Napoléon III n’aura-t-il de cesse que le pape veuille bien le sacrer empereur, ce que Pie IX n’acceptera finalement pas.
C’est par un contrat daté du 1er octobre 1855 que la comtesse cède à Hachette le droit de publier à 3000 exemplaires un ouvrage intitulé « contes à mes petites-filles » ou un titre analogue. L’ouvrage paraît à la Noël 56 sous le titre « nouveaux contes de fées »
« Les malheurs de Sophie » ne paraitront qu’aux 60 bougies soufflées par la comtesse.
Au total, la comtesse publie 20 romans, un bréviaire de médecine, un évangile en 2 volumes et une bible.
Malgré tout ce travail littéraire, elle reste d’abord mère, grand-mère, maitresse de maison, et surtout elle remplit ses devoirs religieux avec une grande piété.
(D’après Marie-Louise Audiberti, ‘Sophie de Ségur’, éd. Stock – 1980)