Politique,Actualité,Histoire, Ecologie,Littérature, sémantique, Poésie,Humour,Santé, Musique,fantaisies,dérision, divers
Par dubruel charles
Ah les p’tites bonnes…♫…(chanson connue)
Jusqu’en 1904, les bureaux de placement privés recrutent les domestiques en leur demandant comme frais 3% de leur salaire annuel.
Pour lutter contre cette exploitation, des bureaux publics gratuits se mettent en place dans chaque arrondissement de Paris et une loi de 1904 met le placement à la charge de l’employeur.
Le travail de la bonne est pénible : pas de congés, pas d’eau courante, pas de tout-à-l’égout ( il sera en place en 1899) mais un salaire légèrement supérieur à celui d’un ouvrier. Leurs patrons prennent l’habitude de leur verser des étrennes, de leur abandonner de vieux vêtements.
A l’Exposition de la Tuberculose, à Genève en 1906,on a montré, côte à côte, une chambre de bonne du quartier des Champs-Elysées et une cellule de la prison de Fresnes : la seconde était beaucoup plus habitable, propre, aérée…
On appelle la bonne « une pas-grand-chose » ou une « tire-sous »
(d’après Jean-Paul Aron, « misérable et glorieuse la femme du XIXe siècle » FAYARD 1980)
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog