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Par dubruel charles
Gérard Philippe
En novembre 1951, G. Philippe jouait le Cid au T.N.P.
Voici ce qu’en disait le grand critique Jean-Jacques Gautier :
« Nous avons vu un jeune dieu cornélien. Nous avons suivi, haletants, son étonnante performance. Il était l’audace, la pureté, la vaillance. Il était habité par le génie. Il nous transportait à force de grâce, d’ardeur et de feu.
Gérard Philippe, crinière au vent, débordait d’allégresse et de fougue. Son col blanc, son manteau rouge vif, son pourpoint sombre, sa cuirasse noir et or, son écharpe bleue lui conféraient une noble élégance à laquelle il donnait le mouvement de son cœur.
Sa voix éclatait, son œil reflétait la vie.
Le texte de ses partenaires l’atteignait au vif. Il répercutait les émotions d’autrui. La sienne flambait d’une espèce d’innocence sans peur et sans reproche. Quelle générosité ! »
(deux fauteuils d’orchestre ; Flammarion, 1962)
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