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Inscription sur la Croix de Jésus.
« Pilate fixera lui-même les termes de l’inscription qu’on placera au faîte de la croix. Cette inscription ne constituait pas une mesure exceptionnelle. C’était une obligation de la procédure pour tous les condamnés.
L’écriteau devait porter l’identité du coupable et le résumé de sa condamnation. Cet écriteau on l’attachait généralement au dos du condamné au moment qu’il s’engageait sur le chemin du supplice, ce qui ne fut pas fait par exception et sans raison connue pour Jésus montant au Golgotha…Les 4 lettres I.N.R.I qui ont pris une importance symbolique qui les dépasse, donnent donc d’abord l’identité du criminel (Iesus Nazarenus = I.N) ensuite la nature de son crime (Rex Judaeorum= R.I.).
Mais ce sont les images saintes, les peintres, tous les artistes, notre souci même d’esthétisme qui ont réduit l’écriteau accusateur à ces 4 lettres marquées du sceau de l’éternité.
En fait, les mots avaient été inscrits en entier, en lettres noires et rouges sur un fond blanc.
Pour que l’écriteau fût lu et compris de tous, le texte était traduit dans les 3 langues qu’on parlait en Palestine, le latin, l’araméen et le grec. Les évangiles le rapportent.
Les mots de la condamnation résumée en 3 langues comporteraient exactement 91 caractères ou lettres. Pour être lisible, même à courte distance, il fallait que les lettres soient d’une grosseur suffisante. Ce qui conduit à affirmer que l’écriteau n’eut ni la forme ni les proportions qu’en donne l’iconographie. C’était un panneau qui surmontait et écrasait la couronne d’épines. »
A SUIVRE
(Isorni, op.cité)