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CHICAGO, sa réputation, la prohibition.
La mauvaise réputation de Chicago ne date pas des années 1920-25.
Déjà, en 1830, quand Chicago, qu’on appelait « le bourbier des prairies », était un centre d’échanges et de troc avec les Indiens (fourrures, couvertures, armes, whisky, et…filles)
La ville s’enorgueillissait d’avoir eu en 1820, la première pendaison officielle.
Marchands, pionniers, commerçants douteux, joueurs, marins, spéculateurs s’y côtoyaient.
En 1840, Chicago était renommé dans tous les Etats-Unis pour être l’endroit où se voyaient le plus de voyous, d’escrocs, de joueurs professionnels et de piliers de bars.
En 1872, un comité de bons citoyens est constitué pour combattre le crime.
En 1876, le ‘Times ‘ accusait le chef de la police de posséder un des lieux les plus mal famés de la ville. Le mot ‘racket’ date de cette année.
En 1893, un journaliste anglais publie un livre : « Si le Christ venait à Chicago » où il évoquait les policiers marrons, tirant de forts revenus des maisons de tolérance, les politiciens véreux protégeant presque officiellement les professionnels du jeu, des citoyens éminents qui amélioraient leur ordinaire grâce aux actions qu’ils possédaient dans les maisons closes les plus florissantes de la ville.
En 1906, on comptait un vol toutes les 3 heures, un hold-up toutes les 6 heures et 1 meurtre par jour.
Aussi, lorsqu’en 1920 fut votée la loi sur la Prohibition, n’est-il pas étonnant que Chicago qui possédait une précieuse expérience de l’illégalité, ait su tirer avantage d’une telle situation.
(K. Allsop, op. cité)