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RENFLOUONS LES CAISSES DE L’ETAT
Le Ministre ayant fait la sourde oreille
A mon précédent mail,
J’adresse ce courriel
Direct à l’Elysée.
Le conseiller
Est mon devoir.
Prière de ne pas y voir
Vanité, même déraisonnable.
La crise est trop grave et durable.
Et l’endettement s’alourdit tous les jours.
Donc, voici
La solution, sans détour,
Avec arguments à l’appui.
Exposé
Du sujet :
La Corse, la Réunion, la Guadeloupe,
Nous les broutent, en groupe.
Ils manifestent,
Pestent,
Font grève,
Et même portent le glaive.
On rêve !
L’énergique solution,
Disais-je, c’est la cession
De ces îles aux Chinois.
On les voit
Vendre partout leurs friperies,
Nems, bols de riz…
Ils reniflent le pétrole en Afrique
Ils peuvent bien acheter nos iles, la Martinique…
Ils ont du fric.
Les iliens seront plus heureux,
(Immoral, souffreteux ?)
Sous le joug de Pékin
Et son saint-frusquin
Que sous notre houlette.
Chouette !
Si la Chine n’en veut pas,
Questionnant le Qatar ou un autre émirat
Ils sont pleins aux as, là-bas.
Si ces bonshommes
Sont séduits par les DOM-TOM,
L’affaire est dans le sac.
Remontée immédiate du CAC.
Une France riche,
On biche !
Le produit de la vente bouchera
Les trous. Hourra !
Finies les tracasseries
De Bruxelles qui interdit
Plus de 3% de déficit.
On ne se fera plus tirer l’oreille
Par elle.
Les travailleurs hexagonaux
Remplaceront la main-d’œuvre
Ilienne. Un fromage !
La fin du chômage
Deviendra le chef d’œuvre
Des socio-politicards nationaux.
C’est maintenant qu’on a besoin de ronds.
Ne laissons pas nos enfants devenir des étrons.
Ce serait salaud d’imposer
A chacun les 50 000 euros
Nécessaires pour réparer nos erreurs insensées.
Ils nous traiteraient de bons à rien, de rigolos !
Agissons, alors !
Sans remord !
Souvenons-nous. En d’autres temps,
Il y eut des précédents.
Qui a vendu la Nouvelle-Orléans, le Canada,
Et tout le barda ?
(Février 2009 : 15 à 20 000 iliens défilent de la République à la Place des Antilles.
Il y a là comme un symbole fort. Ils ne veulent plus de nous, c’est assez clair.
Faut préciser que cette place s’appelait, il y a seulement quelques années, la place de la Nation, tout court !)