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Génocide programmé ?
Le tabac tue 5000 personnes par an.
Est-ce suffisant ?
Non, les gouvernants
Ca les rend malades !
Alors, ils font une loi-cadre,
Une brimade
Privant les 30 millions de fumeurs
De leur plaisir favori.
Un véritable hara-kiri.
Ils savent bien qu’on manque de docteurs,
Que les hôpitaux sont pleins
Jusqu’à la saint glin-glin.
Et en plus, pas assez de tombes.
Voilà l’inespérée hécatombe !
Les gouvernants avaient déjà sorti
Un extraordinaire édit,
Visant à limiter la vitesse à 90 maxi.
Mais, ils laissaient construire des minis
Voitures,
En plastique, pas chères, moins sûres
Qui se tapent le 170 comme un rien.
Sournois et hitlérien !
Résultat acquis d’avance.
Intactes, leurs consciences.
Futé, mon bison,
Non ?
Par ailleurs, avec le fric
Récolté par les flics
Pour cause d’interdictions de stationner,
La police va embaucher
Des armées de CRS, chargées de repousser
Par millions les citadins, ces ânes,
Jusqu’au fin fond des provinces paysannes.
Comme là-bas, ils n’auront rien à faire,
De faim, ils vont crever. Super !
Même s’ils bouffent,
La malbouffe
Va tuer tant et plus.
C’est ouf !
De plus,
Le gouvernement dit,
Encore une hypocrisie,
« Les sportifs sont un exemple pour la jeunesse. »
Pataquès !
Trop d’amphétamines,
Simple routine,
Trop de testostérones,
Sine qua non.
Les athlètes succombent à 45/47 piges
Sans prestige.
D’accord, ce n’est pas rapide
Pour un génocide.
Mais seul le résultat compte,
Dit-on à la Cour des Comptes
Qui décompte
Les laissés-pour-compte.
Les députés,
En bons pharisiens,
Devraient voter
Une loi zen,
Réhabilitant les arènes
Du temps des Anciens,
Einstein disait, en véritable pro :
« Si les rats étaient dix fois plus gros,
Il n’y aurait plus aucun vivant
Sur terre.» Et du vent !
Ecoutez les gouvernants
Réjouis, sonner à l’oliphant
« Le débuché des rats »,
Une ratonade, en quelque sorte.
Terminée, la population. Morte !
Dans le livre des Apôtres
Il est dit, entre autres :
« Je sais que les loups
S’introduiront chez vous. »
Quant à Ezéquiel, prophète,
De trouille, il fouette :
« La vallée était pleine d’ossements. »
Anéantissement ?
Non, en bon père prieur,
Il s’adresse au Seigneur :
« Souffle sur eux
Et qu’ils vivent, ces feus. »
Notre salut pourrait venir de là.
Esperanza !