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C’était il y a 100 ans.
Un économiste visionnaire, Paul Leroy-Beaulieu
fit l’analyse comparative suivante entre l’Allemagne et la France.
Rien n’a changé,… si ce n’est que j’ai pris la liberté de transformer son texte en bouts rimés.
La France devient un peuple de rentiers
Et de fonctionnaires routiniers.
La fonction publique et niaise
Attire la plupart des familles françaises.
La population constituée de retraités casaniers,
De petits fonctionnaires chicaniers,
De paysans a-progressifs
D’ouvriers peu productifs,
Tout témoigne que la patrie
Tombe dans l’inertie.
La France
Entame sa décadence.
Leroy-Beaulieu a ajouté :
Le français tient à la sécurité
De l’emploi.
A la garantie de ses émoluments,
A son automatique avancement,
Aux droits
A ses congés-maladies et à sa retraite.
Tandis que l’allemand,
Saperlipopette !
Se veut puissant, organisateur
Rigoureux, supérieur.
Contrairement au français,
L’individu allemand
Se soumet facilement
A la discipline du groupe
S’il est constitué pour avancer.
La preuve chiffrée :
En 1872, la France compte 204 000 fonctionnaires
En 1911, on en entretient 700 000 !