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tête de loup

 

 

 Tête de loup.

 

Extraits de « Le tour de France par deux enfants » (de G.Bruno, pseudonyme de Madame Alfred FOUILLEE, née Augustine TUILLERIE, épouse du philosophe, maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure.

3 millions d’exemplaires vendus lors de la 1ère édition en 1877.

 

« On rencontre dans les Alpes des ours bruns.

-Des ours ! fit Julien ; oh, oh !...Nous en avons vu un l’autre jour à Lons le Saulnier qui était apprivoisé et qui dansait sur ses pattes de derrière au son de la musique…. »

 

« Les aigles se jettent parfois sur les troupeaux, saisissent ….dans leur serre les jeunes agneaux…et les enlèvent en l’air…Aussi les montagnards font une chasse continuelle à ces bêtes malfaisantes….et de jour en jour aigles et ours deviennent plus rares….

Julien émerveillé…n’avait jamais vu d’ours grimper aux arbres…Il n’a pas l’air méchant.

-Mon Dieu, non, dit l’oncle Frantz, à condition qu’il n’ait pas grand faim et qu’on ne l’irrite pas…. »

 

« ….Un ours blanc se promenait la tête basse en grognant de temps à autre…

Dans les glaces du Nord…il est réduit à ne vivre que d’animaux et surtout de poissons…

Aussi est-ce la race d’ours la plus féroce.

 

                                                        

 

 

 

 

 

Extrait de l’anthologie des expressions populaires de Claude Duneton :

 

« Connu comme le loup blanc »

 

Quand un loup rôdait à proximité d’un village, la nouvelle avait vite fait le tour de ses habitants. La menace qu’il représentait pour les troupeaux, et aussi pour les enfants, bien que réelle, était aussitôt exagérée par un vent de panique dont il est difficile de cerner la part d’imaginaire. Toujours est-il que c’était un animal rapidement identifié et qu’il était bien difficile à un brave loup de ce promener incognito.

 

De là, la comparaison classique : « un homme est connu comme le loup, dit Furetière, pour dire qu’il est très connu.

 

Dans nos contrées, les loups arboraient un pelage noirâtre, au mieux gris foncé ; cependant,

Comme pour les autres espèces d’animaux, il arrivait que l’un d’eux naquît albinos. Ces loups blancs frappaient doublement l’imagination qui leur octroyait la puissance redoutable des prodiges. C’est presque comme un animal mythique que les gens du Moyen Age voyaient le loup blanc.

 

Rutebeuf  l’évoque ainsi à la fin du 13ème siècle :

« Car ce siècle est si changé

Que un leu blanc a tous mangé… »

 

Cette expression eût un renforcement au 17ème siècle et au début du siècle dernier : « Nous vous attendions, car vous êtes ici connu comme le loup blanc… » (E. Debraux, voyage à Ste Pélagie, 1823)  

 

                                        _______________________________

 

 

Entre chien et loup :

 

La distinction est essentielle pour le voyageur, encore faut-il y voir assez clair !

Littré explique : « A petit jour, le soir ou le matin, c'est-à-dire quand le jour est si sombre qu’on ne saurait distinguer un chien d’avec un loup. »

Peut-être aussi le loup est-il le temps de la nuit, de l’ombre, de la peur…La nuit égare et menace. Entre jour et nuit, c’est l’hésitation, le crépuscule, le passage, lui aussi inquiétant, d’un état à un autre. « Je crains l’entre chien et loup quand on ne cause pas. » avoue Mme de Sévigné.

L’expression remonte à la nuit des temps…Au 13ème siècle, on peut lire :

« En un carrefour fist un feu

Près d’un chêne entre chien et leu »

 

                                       ________________________________

 

Il faut être fort habile pour faire cohabiter des ennemis. Une histoire fort ancienne illustre cette difficulté. C’est le fameux problème du passage d’un loup, d’une chèvre, et d’un chou.

Un homme doit faire traverser une rivière à ces trois personnages, mais le pont est tellement étroit, ou la barque si frêle, qu’il ne peut en passer qu’un seul à la fois. Il ne saurait à aucun moment laisser ensemble sans surveillance ni le loup avec la chèvre, ni la chèvre avec le chou !

Il doit donc faire appel à une astuce particulière : Il passe d’abord la chèvre, le loup et le chou restent seuls. Il la laisse de l’autre côté et il revient à vide chercher le chou. Celui-ci sur l’autre rive, il ramène la chèvre sur l’autre rive. Il fait traverser le loup que l’on abandonne avec le chou, mais sur l’autre bord. Dans un aller-retour supplémentaire, il recherche la chèvre, afin que les trois protagonistes se retrouvent sur la rive opposée, en compagnie de l’habile gardien.

 

 

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