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le merle blanc,suite - d'après Alfred de Musset

 

On m’envoyait des compliments en rimes,

Des lettres de félicitation,

Et des déclarations d’amour anonymes.

Quant aux visites, je suivais

Le plan que je m’étais

Tracé ; ma porte était fermée

A tout le monde. Je ne pus cependant

Me dispenser de recevoir deux étrangers

Qui s’étaient annoncés

Comme étant de mes parents.

L’un était un merle habitant d’Afrique

Et l’autre un merle d’Amérique.

-Ah ! Monsieur, me dirent-ils, en m’embrassant

A m’étouffer, que vous êtes un grand

Merle ! Que vous avez bien peint,

Dans votre poème immortel et hautain

La profonde souffrance du génie méconnu !

Si nous n’étions pas déjà incompris et obtus,

Nous le deviendrions après vous avoir lu.

Combien nous sympathisons avec votre calvaire

Et avec votre sublime mépris du vulgaire !

Nous aussi, monsieur, nous les connaissons les anxiétés

Secrètes que vous avez chantées !

-Messieurs, vous me semblez doués

D’un grand cœur et d’un esprit plein de lumières.

Mais pardonnez-moi de vous faire

Une question. D’où vient votre mélancolie ?

-Eh bien, répondit

L’africain, regardez comme je suis bâti

Et revêtu de cette verte couleur

Qu’on voit briller sur les eiders ;

Puis mon bec est trop

Court et mon pied trop

Grand ;

La queue de mon frère balaye les voies ;

Mais les polissons me montrent du doigt

A cause que je n’en ai point, monsieur.

-Je vous plains. Il est fâcheux

D’avoir trop ou trop peu

De n’importe quoi. Mais permettez-moi

De vous dire qu’il y a au jardin Massenet,

Depuis des années,

Plusieurs personnages

Semblables à vous

Peu ou prou

Qui demeurent là bien sages

Empaillés paisiblement.

De même qu’il ne suffit pas vraiment

A une femme de lettres

D’être

Dévergondée pour faire un grand chant,

Ce n’est pas assez pour un merle d’être mécontent

Pour avoir du génie.

 

                                VIII

 

Je ne pouvais songer sans mélancolie

A la nécessité de passer ici-bas

Ma vie entière dans le célibat.

Le retour du printemps me causait

Une gêne mortelle et je commençais

A tomber de nouveau dans la tristesse

Lorsqu’une imprévue allégresse

Décida de la suite de ma vie.

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C
Oh la claque. lolIl ne fait pas dans le détail le merle blanc !Quelle idée que cette nécessité du célibat. tsss...Vive le printemps !! curieuse de voir la suite.
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D
<br /> la voici aujourd'hui, avec une fin ...qui me laisse un peu sur ma faim, mais enfin, je me suis bien marré en faisant ce remake !<br /> <br /> <br />