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Génocide rêvé le 23 Août 2006 ; s’agit-il d’une nouvelle Saint-Barthélemy, dont c’est la date anniversaire ?
Un fou fait un cauchemar révélateur,
Inconsciemment provocateur.
Le gouvernement s’est décidé
A trucider les soixante millions de français.
Au début de l’été, il avait lançé
Des ballons d’essai.
Il dispersait
Des ours dans nos montagnes,
Des loups dans nos campagnes.
Des résultats, mais pas assez.
Les administrés résistaient.
Donc, les ministres mettent sur pied
Le massacre de ces électeurs casse-pieds.
Finis les déficits abyssins,
Les mouvements de grève vains,
L’opposition systématique,
Le chômage endémique,
Les immigrés miséreux,
Et toutes les gênantes banlieues.
Eux, voulaient vivre en paix,
N’avoir personne pour les embêter,
Et se partager tous les sous
Du même coup.
Ils ont alors une autre idée,
La voici narrée
Sans vouloir faire marrer :
Le fou est accoudé
Au parapet du quai
Saint-Michel.
Sous le pont
S’agitent pêle-mêle
Une dizaine de dragons,
De furieux caïmans,
L’aspect conquérant.
A ses côtés, la ministresse
Ecolo,
-c’est rigolo.-
Ne laisse paraître aucun stress.
Si ce n’est
Qu’elle zézaye, la damnée.
S’adressant au fou, elle fait :
« Nous zallons intensifier
L’importation
De crocodiles,
Et laisser vaquer, sans alimentation,
Ces reptiles
Par milliers, au cœur des villes.
Pourquoi avoir honte
De répandre dans nos provinzes
Des maztodontes
A crocs, à pinzes ?
Quelle zêne
Y a-t-i
Aussi
De propazer des hyènes
Charzées de faire la peau
A tous ces habitants
Déranzants ?
Nous zavons d’ailleurs tout prévu :
LE CODE DE L’ENVIRONNEMENT.
Il dresse la liste bien conzue
Des espèces protézées.
Et interdit tout comportement
Déviant, au cas zoù un crétin
Puritain
Voudrait rézister
A notre volonté.
On n’est zamais trop prudent
Quand on veut arriver à ses fins :
Si les fauves perdent leurs dents
Ou n’ont plus faim,
C’est la loi qui tuera,
Na ! »
Le fou poli s’oblige pourtant
A mener la dame zozotant,
La sus nommée
Madame Zollin,
Chez un praticien
Renommé.
Or, attendaient déjà
Là,
Pour un coup de biztouri,
Zirac, Zarkozy, Douzte-Blazy,
zoufflus
Et zozotant tant et plus.
Et le spécialiste de raconter :
« Ces gens-là ont la particularité
De perdre une grande quantité
De neurones qui se désagrègent
Sous forme de neige
Et dégoulinent dans la bouche
Sur et sous la langue.
Et alors, ils zozotent et leurs harangues
Deviennent louches ! »
Assis sur leurs popotins,
Les trois zozos et la Zollin,
N’ayant pour l’instant
Que du temps
A tuer, papotaient entre eux :
« Que nous aimerions
Jeter tous les imbéciles heureux
D’être français
Dans la fosse aux lions.
Feu
Daniel, y est déjà passé,
Pourquoi pas eux ?»
Un autre, pieux
Et plus cultivé,
Dit entre deux ave :
« Vous oubliez zependant
La bête du zévaudan ….. »
Et Zarkozy rappelle
Les paroles d’Ezéquiel :
« Mon troupeau est mis au pillaze,
Il devient la proie des bêtes sauvazes »
La Zollin, nazionale beauté,
Avoue de son côté,
D’un ton autoritaire
« Certes, nous zommes des oligarzes,
Mais ni enfants de Puteaux, ni filles de Garzes.»
Faut l’faire !
En effet, dès le lendemain, 24 Août,
Bien que convalescent,
Zirac réuzit un zoli coup.
Il envoie 2000 jeunes français
Se faire tuer au Liban.
Même si le but est dit humanitaire,
Le programme est lancé.
« Ça fera autant
De géniteurs en moins sur nos terres. »
A-t-il tancé.
Pauvre monde :
Les politiques gredins
N’ont pas songé une seconde
A réhabiliter dans nos jardins :
Papillons,
Pinsons,
Mésanges bleues,
Rouge-queue,
Râles des genêts …
Saint François, si vous entendez,
Venez,
S’il vous plait,
Au secours
Des balourds
Endiablés !