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l'Académie Francaise


De VALENTIN CONRART  à  JEAN-LOUP DABADIE

 

A l’occasion de l’entrée  de J.L.Dabadie  (écrivain, scénariste,  compositeur de chansons) à l’Académie Française dans quelques jours : un peu d’histoire.

(d’après « la société française au XVII e siècle »,  tome 2, publié par Victor Cousin en 1886)

 

Le vrai titre de gloire de Valentin Conrart est d’avoir été pour la postérité le père de l’Académie Française. Au début, Celle-ci était composée d’amis qu’il réunissait chez lui, dans sa maison d’Athis, près de Paris.

Il en fut le premier secrétaire perpétuel.

Il ne cessa d’en être l’âme depuis 1635 jusqu’aux dernières années de sa vie. Les incommodités toujours croissantes de la goutte le tourmentèrent cruellement jusqu’à sa mort. (1675).

 

C’était par-dessus tout un esprit bien fait, poli et judicieux.  Les contemporains s’accordent à reconnaître en lui un homme d’honneur et du meilleur conseil. Son opinion faisait autorité. On le consultait sur les plus grandes affaires Balzac professait pour lui une estime toute particulière.

On dit qu’il ne connaissait ni le grec ni le latin, ce qui était rare à l’époque pour un homme de lettres.

 

Conrart est né à Paris en 1603, d’une famille très honorable originaire de Valenciennes. Il était protestant et le resta malgré les efforts déployés par son parent l’évêque de Grasse et de Vence pour le ramener dans le sein de l’église catholique. En 1627, il obtint la charge d’un des secrétaires du roi, et l’exerça jusqu’en 1658.

Marié en 1634, il perdit sa femme d’assez bonne heure, sans en avoir eu d’enfants.

 

L’aisance dont il jouissait lui permit de consacrer sa vie à l’amitié et à l’étude.

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