Politique,Actualité,Histoire, Ecologie,Littérature, sémantique, Poésie,Humour,Santé, Musique,fantaisies,dérision, divers
L’Egypte et le symbolisme
La vigne au symbolisme très puissant ornait les tombeaux, puis les frises murales des églises coptes et enfin les chapiteaux et les colonnes de nos églises en Occident.
……………….
En Egypte, l’onction était un témoignage de la plus grande importance. Pharaon, le premier, la recevait en consécration au moment de son sacre. De même, la princesse hittite reçut l’onction, que Ramsès lui délégua par son ambassadeur au moment de leurs fiançailles.
Le souverain pouvait aussi faire bénéficier tel haut fonctionnaire de son règne de l’onction royale, versée sur sa tête.
Lorsque Pharaon reconnaissait la royauté d’un vassal étranger, il lui faisait verser l’huile de lotus sur la tête.
Cette pratique de l’onction fut adoptée par les Hébreux, en lui affectant une interprétation très significative, réservée au roi seul, lequel, en la recevant, devenait le vassal de Yahvé.
……………………..
Quant au nom de Pharaon, c’est la Bible qui nous l’a fait connaître (bien avant Champollion).
Ce nom se compose de 2 parties : per-aâ, transformés par les grecs en pher-ao, devenu pharaon. Il signifie « la Grande Maison ». ce terme fut utilisé au début du Nouvel Empire pour désigner « le Palais » pendant la corégence d’Hatshepsout et de son neveu Thoutmosis III. Par extension, son emploi servit à désigner le souverain qui réside dans cette « grande maison » ; identification encore actuelle et comparable à « la Maison Blanche », « l’Elysée », etc.
……………………..
A l’époque où la religion du Christ gagna l’Egypte, ‘Isis à l’enfant Horus’ (voir reproduction ci-jointe) devait d’emblée et naturellement devenir l’image de la Vierge Marie, tenant sur ses genoux l’enfant Jésus. Le nom Marie ou Myriam, est très probablement tiré du participe égyptien meryt : l’aimée (de Dieu).
……………………………
Il n’est pas question d’introduire un intermédiaire entre la profonde pensée égyptienne et la religion chrétienne primitive. Pour preuve encore : au début du 2ème millénaire avant notre ère, un prince de Siout faisait graver dans son tombeau « j’avais toujours présent à l’esprit que je devrai arriver à Dieu en ce jour de la mort. »
…………………………………
C’est la religion égyptienne qui a pavé la voie au christianisme. Partout où le christianisme a pénétré, le culte d’Osiris, puis d’Isis, l’a précédé de quelques siècles, nivelant le terrain, préparant les esprits à accueillir les enseignements universalistes du Christ.
…………………………………….
L’Egypte laissait entrevoir les aspects précurseurs de la pensée chrétienne. La fraternité, l’humanisme, et la légendaire sagesse de cette civilisation ne peuvent nous échapper et semblent être concrétisés par la réponse faite à Pharaon par un magicien auquel il était demandé de couper (pour une expérience) le cou d’un prisonnier puis de le recoller !
Sa courageuse réaction caractérise la conscience de l’homme d’Egypte : « Non ! Pas un être humain, Souverain maître ! Car il est défendu de faire pareille chose au troupeau de Dieu. »
(papyrus Westcar ancien empire)