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La médecine égyptienne
(par C. Desroches-Noblecourt)
La réputation des médecins égyptiens (les sinous) était telle que l’on venait de l’étranger consulter ces savants, des médecins laïques par opposition aux guérisseurs ou magiciens, les fameux prêtres de Sekhmet ou encore les conjurateurs de Selket.
Les honoraires des médecins se traduisent en esclaves, en bétail, en cuivre et en natron.
Ces brillants praticiens se succèdent de père en fils.
Les égyptiens ont été les premiers à observer que le cœur était l’organe essentiel de la vie, qu’il battait suivant un rythme traduit par le pouls.
Hérophile fut le premier médecin grec connu pour avoir utilisé la clepsydre (montre à eau découverte par les égyptiens et permettant de compter les pulsations) au IIIème siècle avant notre ère. circoncision
Dès le début de l’histoire, la circoncision (voir la reproduction ci-jointe) était pratiquée en Egypte, ce qui n’était pas toujours le cas dans les pays voisins du Proche-Orient.
Abraham attendit de venir en Egypte, à l’âge de 75ans pour se faire circoncire (tu lis bien Claire !)
Les papyrus nous ont laissé plus de 400 noms de drogues avec les moyens de les appliquer : pilules, décoctions, cataplasmes, emplâtres, macérations, bains de bouche, gargarismes, inhalations, fumigations, potions, sirops, collyres, irrigations vaginales, introduction d’un pessaire.
Nombre de mots utilisés par les sinous nous sont parvenus : migraine, vient du grec hemicrania, traduit littéralement de l’égyptien ges-tep, signifiant moitié du crâne. Cataracte n’est qu’une transposition de l’égyptien akhet-net-mou : rassemblement d’eau. La pupille de l’œil se disait en égyptien tout net iret : image de l’œil, ou encore hounet imyt iret, à savoir « la jeune fille dans l’œil ». or, en grec, la jeune fille était une corée, en latin une pupilla et en espagnol une nina de los ojos.