Politique,Actualité,Histoire, Ecologie,Littérature, sémantique, Poésie,Humour,Santé, Musique,fantaisies,dérision, divers
Deux histoires plaisantes relatives à l’attitude d’un industriel milliardaire et grand seigneur.
(Ce n’est pas incompatible)
Les faits suivants passant pour véridiques, je tairai le nom de l’industriel en question. Ils datent des années 1970.
Tous les matins, le chauffeur vient chercher son patron à son domicile à 8 heures précises.
Un jour, le chauffeur est en retard de 20 minutes.
-Qu’est-ce qui vous arrive, Jean ? Vous êtes toujours à l’heure d’habitude.
-Excusez-moi, monsieur, ma voiture est tombée en panne…
-Quelle est la marque de votre voiture ?
-Une Simca Aronde, monsieur.
-Et ça coûte combien une Aronde ?
Le chauffeur indique le chiffre.
L’industriel remplit un chèque et le tend à son chauffeur.
-Tenez, Jean, avec ceci, vous pourrez vous acheter une voiture neuve. Je ne veux plus que vous soyez en retard.
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Une autre fois le même industriel se présente à la grille du Siège social de son entreprise.
Il est minuit et demi. Il sort de sa Rolls en smoking (il venait d’assister à un gala donné à l’Opéra) et demande au gardien de bien vouloir lui ouvrir la porte.
-Je suis monsieur N., votre président. Je pars tout à l’heure pour New-York, un peu avant 9 heures et j’ai oublié sur mon bureau le billet d’avion.
-Pouvez-vous me montrer vos papiers, s’il vous plait, monsieur ?
L’industriel fouille dans ces poches. Pas de papiers. Il avait dû omettre de les transférer de son complet-veston « de travail » dans son smoking d’apparat. Ce sont des choses qui arrivent, même à des gens très bien.
-Veuillez patienter, monsieur, dit le gardien qui s’en retourne au poste de garde appeler son chef.
Le chef d’équipe arrive à la grille, reconnaît l’industriel, et lui présente ses excuses les mieux choisies, craignant la réaction de colère du président (du genre : comment ? je ne peux pas rentrer chez moi ? Et vous osez me faire poiroter. Etc…). Or, pas du tout.
Monsieur N. félicita les gardiens en ces termes : « Eh bien ! Je vous remercie ; je vois que mes bâtiments sont bien gardés. »
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On n’en fait plus des patrons comme ça !