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L’esclavage , page 5/5
A Paris, en 1888, c’est le cardinal Lavigerie qui lance une campagne contre l’esclavagisme. Archevêque d’Alger en 1867, fondateur des pères blancs en 1868, il est, depuis 1884, le chef de l’Eglise d’Afrique. Il déclare : « Aimez l’Afrique, aimez ces peuples comme une mère aime ses fils, en proportion de leur misère et de leur faiblesse. »
Mgr Lavigerie réclame une intervention européenne pour mettre fin au trafic des esclaves.
Il explique : « 2 millions de créatures humaines disparaissent par an, c'est-à-dire 5000 noirs massacrés, enlevés, vendus chaque jour, si l’on compte les victimes de toute l’Afrique. C’est la destruction de tout un continent. »
Le cardinal est entendu. Le 18 novembre 1889, à Bruxelles, le roi des Belges accueil les représentants de 16 gouvernements réunis pour déterminer les mesures en vue de réprimer la traite des esclaves.
Dans les années 1880-1885, les européens ont décidé de s’installer véritablement en Afrique.
Au congrès de Berlin, en 1884, français, britanniques et allemands se sont partagé le dit-continent, les portugais conservant l’Angola et le Mozambique, le Congo étant crée pour le roi des Belges.
Les colonisateurs se sont efforcés d’éradiquer les pratiques esclavagistes, mais non sans mal.
Après la décolonisation, l’esclavage a réapparu en Mauritanie, au Nigéria ou au Soudan, attirant à plusieurs reprises, jusqu’à nos jours, l’attention des Nations Unies.
En Arabie Saoudite, l’esclavage n’a été officiellement aboli qu’en 1960.
Il serait intéressant de connaître les vrais chiffres de la traite des Noirs par les musulmans.
(Louis Sévillia)