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L’ESCLAVAGE, page 4
Le trafic illicite se poursuit pourtant jusqu’à ce que l’esclavage lui-même soit aboli, en 1835 par les anglais, en 1848 par les français.
C’est sous la Monarchie de Juillet que la France s’engage sur la voie de l’abolition.
En 1832, la taxe frappant les affranchissements est supprimée.
En 1833, la marque physique des esclaves est interdite.
En 1839, ils reçoivent un état-civil.
En 1840, Louis-Philippe charge une commission extra-parlementaire, sous la présidence du duc de Broglie, d’étudier la condition des travailleurs coloniaux.
En 1843, la commission conclut à la nécessité d’émanciper les esclaves.
En 1845 et 46, Mackau, ministre de la Marine et des Colonies de Louis-Philippe, publie de nouvelles ordonnances en faveur des esclaves, fixant les conditions de leur rachat et prévoyant ‘abolition du système…sans toutefois fixer de calendrier.
La monarchie de Juillet tombe le 24 février 1848.
Le 25 février, la république est proclamée.
Le 4 mars, Schoelcher devient membre du gouvernement provisoire, Sous-secrétaire d’Etat à la Marine et aux Colonies, il préside la commission d’abolition de l’esclavage.
Le 27 avril 1848, Arago, ministre de la Marine, signe le décret d’abolition préparé par Schoelcher. 250000 esclaves sont concernés dont 160000 aux Antilles sont concernés. Ils doivent être effectivement émancipés deux mois après la promulgation du décret dans chacune des colonies.
(Jean Sévillia)
A suivre encore…