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Du talent de certains hommes politiques pour jouer les prévisionnistes infaillibles.
Non, nous ne sommes pas en octobre 2008.
Le 10 juin 1939, le nonce à Paris rencontre le secrétaire général du Quai d’Orsay, Alexis Léger (en littérature, Saint-John Perse). Alors que monte la tension internationale, le diplomate français se montre optimiste. Il explique : la situation intérieure du IIIème Reich devient chaque jour plus critique, la jeune génération allemande, mal nourrie, est physiquement faible.
La même certitude tranquille est affichée, le 10 septembre 1939 (alors que les hostilités ont été déclarées) par Paul Reynaud, ministre des Finances et bientôt Président du Conseil : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts. »
Un an plus tard, le pays essuie la plus épouvantable débâcle de son histoire. En 10 jours, l’armée française est disloquée. Le 22 juin, l’armistice est signé. Près de 2 millions de soldats sont prisonniers. La moitié du territoire est occupée par les allemands. Ce désastre s’est accompagné d’un exode dont on a du mal à imaginer l’ampleur : 9 millions de personnes sur les routes ; ¼ de la population en quête de nourriture et d’un refuge pour la nuit.
Le général De Gaulle ne sera informé ni du débarquement en Afrique du Nord en 1942, ni du débarquement en Normandie en 1944. Il ne sera convié ni à l ne sera convié ni à Yalta (février 45) ni a Potsdam (juillet 45), les deux grandes conférences qui règleront le sort de l’Europe.
(Jean Sévillia)
Alexis était un peu lège, et Raynaud ne se prénommait pas Fernand, quant au général, les alliés lui ont fait un beau pied de nez !