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Léonard de Vinci
Ce bâtard est né en 1452 des œuvres du notaire Piero et d’une paysanne nommée Catherine dans la bourgade de Vinci aux environs d’Empoli, pays de vignes et d’oliviers.
Jeune, on le compare à Hermès tant il est aimable et bien tourné.
Sa curiosité et sa fantaisie sont sans bornes. Insoucieux d’une « carrière », il médite, furète, s’accroche à des problèmes que ses contemporains jugent extravagants : machine à voler, à percer des tunnels, à transporter des poids énormes.
Dans le même temps il modèle, dessine chez son maître Verrochio, prend l’amour des formes plastiques, admire Masaccio, reproche à « Nostro Botticelli » de mépriser le paysage, et se mêle à la vie florentine.
En 1504, il rencontre Michel-Ange. L’étincelle jaillit, mais elle n’est point d’amitié ; une discussion sur un vers de Dante dégénéra, dit-on, en dispute puis en hostilité.
Avec Raphaël, au contraire, qu’il voit à la même époque, c’est la confiance. Léonard devient le maître respecté du jeune Ombrien qui suit ses conseils, apprend de lui le « sfumato » aérien et aussi la valeur du paysage.
Un désaccord avec le gonfalonier Soderini incite Vinci à quitter Florence, et en 1507 le roi de France Louis XII obtiendra de la Seigneurie que « Léonard Avince, painctre de votre cité de Fleurance » devienne son peintre à lui.
(d’après J. Lucas-Dubreton, la vie quotidienne à Florence du temps des Médicis)