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un gigantesque poète du 12ème siècle méconnu voire oublié

Le troubadour Peire Vidal  page 7

 

Una chanso ai faita mortamen

 

J’ai fait une chanson si tristement

Que je ne sais comment

Je l’ai composée ;

Car jamais

Je ne fus maître de mon cœur

Ni d’aucune de mes pensées.

Mais comme tout à l’heure

J’étais en grande agitation

Et profonde dépression,

Il me vint, au sujet d’amour,

Un si grand bonheur

Que je commençai

Une chanson pour

La dame dont j’ai gardé si fidèle souvenir.

…………….

Mais elle me tue lentement,

Elle qui sait le faire si courtoisement.

Voilà les armes avec lesquels elle me combat :

La beauté que Dieu lui donna,

Sa gaité sans mélange,

Et sa grâce d’ange.

…………….

Dame, si vous vous souveniez

Du riche qui laissa mourir Lazare devant lui

Peut-être vous chercheriez

La manière certaine

De me tirer de ma peine

Car autrement, je ne puis

Connaître le bonheur parfait.

 

Puissé-je ne vous posséder jamais

Et que Dieu ne me possède, par pitié,

Si j’étais heureux avec le monde entier

Sans vous,

Je l’avoue.

 

 

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C
Je n'ai rien compris à la dernière strophe. Il lui dit quoi ? que la mort ne le possède pas et que lui ne la possède pas elle (sa belle) ? qu'il était heureux avant de la connaître et que maintenant il n'est plus que tourments ???J'ai du mal à suivre les tours (et les tourments) de phrases des poètes...
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D
<br /> oui, c'est surprenant; peut-être est-ce dû à l'époque.<br /> comme je n'avais pas très bien compris, c'est pourquoi j'ai choisi un titre "dythirambique !"<br /> <br /> <br />