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Suicide et morts violentes à la romaine
Le consul Coecina Poetus avait tenté de soulever les légions d’Illyrie contre l’empereur Claude.
On l’arrêta pour le transférer à Rome.
N’obtenant pas le droit de l’accompagner, sa femme loua une barque et arriva en même temps que le convoi.
Lorsque le consul reçut de l’empereur l’ordre de se suicider, elle lui donna l’exemple en se frappant la première avec le poignard qu’elle lui tendit alors, en le rassurant : « Va, lui dit-elle, on ne sent rien. »
Une Pollita avait vu son mari assassiné entre ses bras, sur l’ordre de Néron. Elle avait tenu la tête ensanglantée de son mari occis entre ses mains.
Elle osa demander le droit de présenter sa défense. Elle attendait l’empereur dans la rue ; il refusa de la voir. Elle criait, se jetait aux pieds de la litière du monarque, suppliant ou maudissant. Elle rentra chez elle sans rien obtenir. Le jour même, elle s’ouvrit les veines.
Agrippine fit préparer par Locuste un plat de champignons destiné à son mari Claude. Mais l’empereur avait trop bu et vomit vin et champignons. Agrippine, en bonne épouse, appela le médecin pour secourir le malade. Le praticien, sur ordre, enfonça dans le gosier de Claude … une plume enduite d’un poison violent.
Cette charmante Agrippine fit mettre à mort une Calpurnia, dont Claude avait par hasard loué la beauté.
Lollia Paulina voulut épouser le susnommé Claude. L’empereur ne l’a condamnée qu’à l’exil.
Pas suffisant pour Agrippine qui envoya à l’ambitieuse Lollia un tribun chargé de lui donner l’ordre de se suicider.
(D’après Bardèche, et non d’après Corneille, comme on pourrait l’imaginer par erreur !...)