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Merveilleux trompettistes de jazz (2/4)
Bix BEIDERBECKE (1903-1931)
Trompettiste blanc, il n’assimile jamais tout à fait le langage musical noir, mais très doué, on peut dire qu’il inspira le style « cool » des années 50.
Il fait ses débuts dans « l’O.D.J » en 22.
Il forme ensuite les « Wolwerines » avec Benny Goodman âgé de 12 ans.( !)
Puis il passe dans le groupement de Goldkette qui est le plus grand orchestre blanc des années 25.
En 27, il intègre l’orchestre célèbre de Paul Whiteman.
Bubber Miley (1903-1932)
Professionnel en 19, il avait fait de nombreuses tournées pour accompagner des chanteuses de blues et avait eu son propre orchestre avant d’enter chez Duke Ellington en 1924.
Pour faire sonner son instrument comme un prêcheur en train d’exhorter ses fidèles, il se servait souvent de la sourdine « oua-oua ». c’est par cette technique qu’il conféra à l’orchestre d’Ellington son style « jungle ».
En fait, sa sourdine n’était autre qu’une ventouse en caoutchouc dont se servent les plombiers pour déboucher les lavabos !
En appuyant ou en lâchant la paume de sa main sur cette ventouse, il faisait « parler » son instrument, en tirait des effets sonores dramatiques, goguenards, comiques.
Bubber savait jouer superbement sans sourdine, mais il ne fût jamais égalé dans le maniement de la sourdine « oua-oua »
Cootie WILLIAMS
Né en 1904, il eût la lourde tâche de remplacer B.Miley chez Ellington, en 29.
Sans la sourdine qu’il manie très bien, il jouait dans un style très inspiré d’Armstrong.
Il quitte le Duke en 1940, joue un an avec Benny Goodman puis fonde un grand orchestre qui excelle dans le blues et prospéra jusqu’en 47. En raison du marasme économique, il réduit l’effectif à sept musiciens. Il reconstituera en 50 un orchestre avec le chanteur-guitariste Larry Dale.
Joe Smith (1902-1937)
Très fin trompettiste, il joue avec douceur et émotion. Sa sonorité est pure et nette.
Il débute en 23 avec les « Jazz Hounds » de Mammie Smith qui comprenaient Hawkins.
Il joue avec les « Chocolate dandies », Fletcher Henderson, Don Redman, et les « Cotton Pickers »
Son chef d’œuvre : I’m coming Virginia, avec la chanteuse Ethel Waters.