Les journalistes, oiseaux de mauvais augure ?
Les journalistes sont mortifères voire coprophages.
Ils régalent de tout ce qui va mal.
Dans le désordre : misères, calamités, inondations, incendies, grippe aviaire, épidémies, MST, objets de mécontentements divers et variés, attentats, explosion de bombes, d’avions, actes de piratage, terrorisme, mines anti-personnel, évasions de malfrats incarcérés…ou de capitaux accumulés, affamés, guerres, combats sanglants, pressions du Pouvoir sur la Justice dite indépendante, esclavagisme, libertés bafouées, droits de l’homme souverainement ignorés, odieuses et douloureuses tortures, délocalisations d’entreprises, baisse du pouvoir d’achat, hausses d’impôts, grèves et manifestations, réformes promises et toujours remises, procès crapuleux, coups de couteaux, de revolver, de mitraillette, viols, assassinats, accidents mortels, défénestrations, caisses noires, chômage, détournements de fonds, escroqueries, déficits en tous genres, cambriolages, SDF, sans-papiers,
j’en passe.
Tombeau des danaïdes.
Dans un premier temps, on s’indigne.
Puis, on râle, on se plaint, on gueule.
Après, on réfléchit : trop, c’est trop. On est écoeuré, mais on voudrait quand même bien se garder une bonne hygiène mentale. Alors, on n’écoute plus, on se bouche les oreilles, on ne regarde plus, on ferme les yeux.
Donner des leçons ne sert à rien ; jouer les redresseurs de torts, non plus. Ca ne marche toujours pas.
Arrive le moment du ras le bol intégral. On se blinde. Les mauvaises nouvelles finissent par glisser sur la carapace. C’est l’habitude. On ne réagit plus. Re-trop, c’est trop. On va s’effondrer ? Non.
Ainsi arrive l’époque du je-m’en-foutisme, de l’individualisme forcené, de l’égoïsme indestructible. C’est le pire. Que reste t-il : la dérision? Le sourire hideux à la Voltaire ? Faut pas.
Donc, je dis vivent les journalistes ! Ils sont là fort heureusement avec leurs litanies de malheurs pour laisser éveillées les bonnes consciences…mais, hélas, ils vont donner des idées à ceux qui en manquent…
Signé : Mathias de Té