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COUNT BASIE
(chapitre 24)
D’après Hugues Panassié
« Le Count » est né en 1906. (Certains disent 1904)
En 1935, il forme son propre orchestre.
Fin 1936, sa formation comporte 13 musiciens.
Au cours des deux années suivantes, il dépassa tous les autres groupements (sauf D. Ellington). Le swing dégagé par cet orchestre est phénoménal.
La section rythmique composée de Basie au piano, Freddie Green à la guitare, Walter Page à la contrebasse et Jo Jones à la batterie compte parmi les meilleures du jazz, par sa souplesse, son dynamisme, sa parfaite cohésion.
La section mélodique de l’orchestre n’était pas moins brillante. Forte de 10 musiciens parmi lesquels on trouve : Lester Young, Buck Clayton, Dickie Wells, pour ne citer que ces trois là. Tous trois grands virtuoses, le premier au saxo ténor, le second à la trompette et le troisième au trombone.
L’orchestre disposait d’un chanteur hors normes, dans tous les sens du terme puisqu’on l’appelait « la demi tonne ». C’était Jimmy Rushing qui a
marqué plusieurs générations de chanteurs de jazz.
Il resta chez le Count de 1936 à 1950. André Francis le prend pour le plus grand chanteur swing après Armstrong. Sa voix ample et chaude, qui vibre de façon majestueuse est celle d’un généreux bluesman.
Au piano, Basie a un jeu dépouillé (il faut l’avoir entendu jouer « how long blues »). Et pour n’être qu’un « comte », il n’en et pas moins le véritable souverain de l’ère ‘swing’. Dans son orchestre, tout n’est que souplesse, limpidité, assurance. Les sections se renvoient la balle, comme en se jouant.
(J.B. Hess)
Dès 1935, les chefs d’œuvre succèdent aux chefs d’œuvre. En 1952, il produit: lil’ darling, duet, the kid from Red Bank, etc., morceaux inoubliables.
En 1955: shiny stockings, etc.
En 1962, Basie enregistre avec son septette, « les Kansas City Seven ». on y retrouve la quintessence de son style : irrésistible swing, inégalable rythmique.