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Chapitre 17 toute la musique que j’aime
TEDDY WILSON
Il est né au Texas en 1912. Doué d’une technique remarquable, c’est un pianiste complet et inventif. Son toucher est perlé, délicat mais incisif, racé, ce qui donne à son jeu beaucoup de personnalité, de légèreté, de limpidité.
Son jeu est raffiné, limpide, coulant ; ses développements sont élégants et intelligents.
Hélas, ce pianiste qui est l’égal des plus grands est trop injustement méconnu du public amateur de jazz.
Pourtant, il a joué avec les plus grands : en 1933, il débute chez Armstrong, puis se retrouve chez Benny Carter dans sa fameuse formation appelée les « Chocolate Dandies ». Il a beaucoup enregistré avec Benny Goodman (1935-1939, en 1945, en 1962 pour une tournée soviétique). Il faut l’avoir entendu dialoguer avec Lester Young, dans un de ses derniers enregistrements : une merveille.
A partir des années 60, il se consacre essentiellement à l’enseignement du piano.
(D’après Panassié et M. Dorigné)
A.Francis écrit : ce musicien fût pour les nouveaux spécialistes du clavier qui se révélèrent entre 1936 et 1947 ce que James P. Johnson et surtout Fats Waller furent en leur temps : un maître influent et exemplaire. Par sa seule qualité sonore et sa maîtrise de l’harmonie, il rehausserait la mélodie la plus fade.
F.R. Cristiani écrit : « Il faisait œuvre de novateur et son rôle contenait en germe toutes les révolutions ultérieures. »
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