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Chapitre 16 toute la musique que j’aime
ART TATUM (1909 ou 1910-1956)
Presque aveugle, il n’a jamais pu apprendre à lire la musique.
Mais il était doué d’une oreille et d’une mémoire prodigieuses.
Sa virtuosité instrumentale était telle que plusieurs pianistes « classiques », dont Vladimir Horowitz, soi-même, -qui devint son ami- ont déclaré que si Tatum avait voulu se consacrer à la musique classique, il aurait été difficilement égalé.
L’un d’eux, en écoutant un disque de Tatum, aurait même demandé : « quels sont ses deux pianistes ? »
Toscanini était en admiration, il fût « foudroyé » en l’entendant
Tatum improvisait d’éblouissantes variations, des nuances jamais égalées. Il possédait une attaque, un toucher, un swing remarquables, une originalité folle mais toujours respectueuse du thème.
Son style est révolutionnaire. Sa créativité était tellement en avance sur son époque qu’il a été l’inspirateur de tous les pianistes dits « modernes » (Claude Bolling)
On serait tenté de dire : autant de disques, autant de chefs-d’œuvre.
(D’après Panassié)
André Francis écrit : il brille, il ne brûle pas. Fats Waller l’appelle le dieu de la musique.