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Armstrong

Chapitre 11- 1

 

LOUIS ARMSTRONG (1)

 

Dès sa tendre enfance, Armstrong s’est imprégné des airs chantés et joués à la N.O.

Il commençait à chanter dans les rues. Il avait même constitué un quatuor vocal avec des gosses de son âge pour gagner quelques sous.

Un soir de Réveillon du nouvel an, il fût arrêté pour espièglerie : il s’amusait à tirer en l’air avec un vieux pistolet chipé à sa mère  (d’après Panassié), à son père (d’après Berendt), à son beau-père d’après un troisième éminent critique ( !)…Un policier le fît envoyer pour un an et demi en maison de redressement.

C’est là qu’il apprit à jouer de la trompette, après avoir tâté du tambourin, de la batterie, du saxophone puis du cornet dans l’orchestre formé par les pensionnaires du dit établissement.

 

Sorti du « Home », il est, dans la journée, tour à tour vendeur de journaux, laitier, fripier, charbonnier, camionneur. La nuit, il joue dans quelque boîte.

 

Ses dons exceptionnels lui permirent vite d’être repéré par des musiciens consacrés.

Ses admirateurs l’appelèrent « Satchelmouth » (la bouche en gibecière, en giberne, diront d’autres), plus brièvement « Satchmo ».

 

 

Quand il chante, il improvise des variations comme il le fait à la trompette : jonglant avec les mots, les syllabes, prolongeant les unes pour mettre en valeur les autres, ajoutant parfois des paroles de son cru…il faut l’entendre swinguer « la vie en rose » pour se rendre compte de l’aisance totale avec laquelle il convertit en jazz pur un vulgaire « air à succès » 

 

Ce n’est qu’en 1934, que la France l’entendit sur scène pour la première fois. Il a 34 ans.

 

Fort de son succès, et voulant plaire au grand public, Armstrong est devenu plus « commercial » à partir de 1945. (On pourrait au moins faire une place à part à son disque « the good book » sorti en 1958.) Il n’était plus ‘créateur’. Il répétait presque toujours les mêmes phrases musicales ; ses accompagnateurs changeaient souvent et en mal ;

par contre il développait son talent de show man.

 

Armstrong raconte qu’il a eu quatre femmes mais qu’il n’était amoureux que de sa trompette.

 

A l’issue d’un concert donné à Milan, il se précipita à la Scala écouter du Verdi et du Wagner.

 

                                                       ( A suivre…).

 

 

 

(D’après Hughes Panassié et J.E. Berendt)

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G
Merci d'être passé dire bonjour, je viens de faire connaissance, et je reviendrai car c'est sympa, varié et ça ne se prend pas au sérieux tout en étant sérieux !
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D
<br /> un grand merci pour ce com. élogieux<br /> je rougis jusqu'aux oreilles!<br /> à bientôt donc, avec plaisir<br /> cordialement<br /> charles<br /> <br /> <br />
C
les coïncidences sont parfois troublantes...je viens juste de mettre sur mon blog un lien vers la chanson "What a wonderful world" avant même d'avoir lu ton article!Merci en tous cas por toutes ces infos!j'ai vu que tu étais allé voir le blog de moustiks... sympa , non?
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D
<br /> le blog de moustiks est très bon<br /> quant à Armstrong : il faut écouter l'album "the Good book" aussi<br /> et si tu aimes le jazz N.O : ses enregistrements de 1925-28 avec son "hot five " et son "hot seven" : c'est le must<br /> cordialement<br /> charles<br /> <br /> <br />
L
Merci pour cette bographie dont j'attends la suite avec impatience !LIZAGRECE
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D
<br /> patience, mais je crois que tu ne seras pas déçue. je viens d'écrire une quinzaine d'articles petits mais je pense un peu originaux sur le jazz.Et j'en ai plein en réserve.<br /> puis si dieu me prête vie, on parlera de musique classique et de chansons<br /> <br /> <br />