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duke Ellington

Chapitre 6-2: DUKE ELLINGTON L’orchestre du Duke réussissait beaucoup mieux que celui de Fletcher Henderson (que j’ai cité au chapitre 2) en disque, mais à l’audition directe, l’avantage restait à Henderson. Edward Kennedy Ellington est né en 1899. il fût un élève distrait qui passait la plupart de son temps à tambouriner sur son pupitre ou à faire des gammes sur son clavier imaginaire. Il apprit le piano et le solfège à l’âge de 7 ans. Son surnom de ‘duke’ lui vient (dès 8 ans) du fait qu’il avait une mise soignée, des manières courtoises, une allure distinguée. Vers 15 ans, il entreprend des études de dessin pour devenir architecte (d’après Panassié), peintre (d’après Berendt). Ce dernier ajoute : « dans sa façon même de diriger son orchestre, Ellington reste peintre. » Plus tard, au cours des années 27, dans les rangs de son orchestre il eût un trompettiste remarquable : Bubber Miley. Ce musicien imagina d’enfoncer dans le pavillon de son instrument une de ces ventouses de caoutchouc dont on se sert pour déboucher les éviers. Lorsque B.Miley jouait, il bouchait et débouchait successivement le son en appliquant la paume de sa main sur cette ventouse puis en l’écartant. Cette trouvaille modifiait la hauteur de la note et donnait une sorte de « ou-aa-ou-aa » d’où le nom qui fut donné par la suite, aux sourdines fabriquées sur ce modèle : les sourdines « oua-oua ». Dans l’orchestre, il fût imité par le tromboniste Tricky Sam Nanton, avec un talent identique. Ces deux musiciens furent à l’origine du style « jungle », qui fît la gloire de l’orchestre pendant plusieurs années. Par la suite, ses trois autres styles furent : ‘mood’, ‘concertant’,et ‘standard’. Ellington disait qu’il ne faisait pas du jazz, mais « je compose de la musique Noire Américaine » Ce grand orchestre sût garder sa spontanéité, sa fraîcheur d’expression car Ellington n’écrivait pas les arrangements. Il les faisait répéter oralement à ses musiciens pendant les répétitions, charge à chacun de retenir par cœur les phrases à exécuter. En 1956, au festival de Newport, Ellington réserva une surprise à son public : dans un morceau déjà ancien (composé en 1937), « diminuendo and crescendo in blue », le saxo ténor Paul Gonsalves improvisa un extraordinaire solo de 27 chorus d’affilée (soit 20 minutes environ) On est amené à se demander si le fait de jouer chez Duke développe les qualités intrinsèques de tel ou tel musicien ou si l’orchestre de Duke ne doit ses qualités qu’au fait que Duke assimile les vertus particulières de chacun des hommes qu’il emploie. (C’est ce qu’on appelle l’osmose, je pense) (D’après H. Panassié, J.E. Berendt et Boris Vian)
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L
Merci de cette tude très Jazzie !!!LIZAGRECE
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C
J'aime bien l'idée d'osmose, il y a un échange, un partage, cela prouve que c'est une réussite, chacun s'y retrouve.<br /> (Pssttt...ton article s'est dédoublé, sûrement au moment du copié-collé...)
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D
<br /> tu me fais plaisir car ce terme d'osmose , je ne l'ai lu sous la plume d'aucun critique professionnel<br /> <br /> <br />