Origines de mots
« Douairière »
La douairière est la veuve qui bénéficie de son douaire.
Le douaire remonte au vieux droit germanique. Au Moyen-âge, la douaire est un droit d’usufruit par la veuve sur une part des biens immeubles possédés par le mari lors de leur mariage.
Le douaire représente aussi la valeur des travaux de l’épouse dont aura profité le mari pendant le mariage.
Un juriste a fait récemment remarquer : « notre droit moderne, dans lequel le douaire n’existe plus, constitue une régression par rapport aux coutumes féodales. »
« Bordel »
Au Moyen-âge, un grand nombre de prostituées quittent Paris, pour échapper à une taxe « professionnelle » imposée aux tenanciers. Elles s’installent dans des pavillons qu’on appelle « bord », nom saxon qui veut dire petite loge. En vieux français, « borde » est une petite chaumière, une pauvre maison. Un diminutif donnera « bourdeau », puis « bordel ».
A la même époque, on rapproche la situation des prostituées à celle des Juifs.
On les parque dans des ghettos ou des quartiers réservés.
Comme les Juifs, elles sont tenues de porter un signe distinctif sur leurs vêtements. Longtemps, ce sera une aiguillette cousue sur l’épaule.
Bien plus tard, pour les Juifs, ce sera l’étoile jaune ; et l’on dit que l’histoire est un perpétuel renouvellement.
(D’après Alain Decaux)