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d'après Maupassant : le mal d'André

LE MAL D’ANDRE (6/7)
 
 
La nuit suivante, Etienne revint encore.
Comme il parlait un peu fort,
André se réveilla de nouveau
Et se mit à glapir.
 
Sa mère courût le sortir du berceau.
Etienne, pour le punir,
Pinça si durement,
Si longtemps
Que le marmot
Suffoqua,
Ecuma.
 
On le remit dans son berceau.
Il se calma aussitôt.
 
Au bout de quatre jours,
….il ne pleurait plus pour
Aller dans le lit maternel.
Etienne pût aimer sa belle.
 
Le notaire revînt le samedi
Et reprit
Sa place au foyer.
Tout émoustillé,
Au lit, il accomplit
Ses devoirs conjugaux,
Tout de go.
Puis, il s’étonna : « André ne pleure plus.
Va donc le chercher. En plus,
Ça me fait plaisir
De le sentir
Couché entre nous. »
 
La femme alla prendre le minou,
Mais dès qu’il fût
Dans ce lit, il hurla tant
Qu’il fallût
Le reporter dans
Son berceau.
 
Maître Moreau
N’en revenait pas :
-« Qu’est-ce qu’il a ?
Peut-être n’a-t-il pas
Sommeil ? »
-« Il a toujours été sage
Pendant ton voyage. »
 
Au matin, l’enfant, à son réveil
Se mit à rire et jouer.
Le notaire attendri, ému,
Accourût,
L’embrassa
Puis le rapporta,
Triomphal,
Dans la couche conjugale.
 
André aperçût le grand
Lit, sa mère allongée dedans.
Sa figure se plissa,
Se décomposa.
Des cris furieux
(7/7)
 
Sortaient de sa gorge irritée.
Des larmes énormes, de ses yeux.
Il se débattait.
Le père étonné
Dit « il a quelque chose ce bébé. »
Il le saisit. Un instant,
Reste bouche bée.
Puis fulminant,
Il lança un « ah ! » de stupeur.
HORREUR.
 
Le corps du petit était marbré de taches bleues.
-« Mathilde, regarde, c’est affreux,
Indiscutable.
C’est sûrement une maladie effroyable,
Le commencement d’une sorte
De lèpre. Qu’importe,
Il faut aller chercher
Le docteur Vauchet. »
 
Mathilde, plus pâle qu’une morte
Poussa un cri irréfléchi, de cette sorte :
« Oh, le misérable ! »
Moreau, surpris, lui demanda :
« Hein ? De qui parles-tu ?
Quel misérable ? »
Elle devint d’un rouge nacarat
Jusqu’aux cheveux et balbutia :
« Rien…C’est…Vois-tu…
Je devine…C’est…C’est assurément
Cette misérable Marie
Cette perverse nourrice
Qui le pince méchamment,
Lui inflige un tel supplice
Pour le faire taire quand il crie. »
 
Le notaire, exaspéré, quérit la dite Marie
Et faillit la battre
Comme plâtre.
Elle nia avec effronterie,
Mais fût chassée.
 
Sa conduite signalée
A la municipalité
L’empêcha de trouver d’autres places.
Hélas.
 
                                   FIN
 
P.S : Le dernier mot est de moi (pour la rime !)
         Par ailleurs, j’ai, plus haut, remplacé le mot « poulet » de Maupassant par «porcelet » 
         J’ai aussi innové en appelant le médecin « Vauchet » et la nourrice « Marie »
         Sinon, j’ai respecté au mieux, le texte de l’auteur.
 
 
 
 
 
 
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F
injustices, normal pour des histoires de no - taires:-)big bisous
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D
Maupassant est un génie. il a écrit énormément de nouvelles dans ce genre, pleines d'humour, rédigées dans une langue de très grande qualité.<br /> j'essaierai d'en versifier d'autres.<br /> amitiés, Charles
C
OUI !!! :o)
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D
<br /> est-ce que tu as vu la série sur maupassant France 2 depuis quelques semaines?<br /> j'ai trouvé les épisodes de qualité variable. et puis parfois il mélangent 2 nouvelles qui n'ont rien à voir entre elles, bizarre.<br /> <br /> bref, je suis resté sur ma faim dans l'ensemble, malgré les 3 étoiles imprimées par télé-loisirs. la lecture est beaucoup plus jubilatoire.<br /> <br /> <br />
C
Quelle histoire ! Mensonges, traîtrise, etc...l'humain dans toute sa splendeur ! Arfff...
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D
alors ça t'as plu?