LE MAL D’ANDRE (3/7)
Mathilde se débattait, désolée :
-« Non, non, écoute comme il crie.
Il va réveiller
La nourrice,
La bonne Clarisse.
Que ferions-nous si elle descend ?
Quand
Il fait ça la nuit,
Son père le prend dans notre lit
Pour le calmer,
Et tout de suite, il se tait.
Laisse-moi le prendre Etienne. »
Le capitaine
Consterné, se releva.
La mère alla
Chercher le mioche
Qui méritait des taloches.
Elle l’apporta dans sa couche.
Minouche,
Il se tût. Il se rendormait.
Mathilde alla reposer
Le lionceau
Dans son berceau.
Quand elle revint
Enfin
Sommerville l’enlaça
Sous le duvet.
Elle balbutia :
-« Si tu savais
Comme je t’aime, mon chéri ! »
Le marmot se remit
A crier. Le capitaine furieux jura :
-« Nom de dieu de chenapan !
Il ne va pas
Se taire céans,
Ce morveux-là. »
Non, il ne se taisait
Pas, il beuglait.
Mathilde s’élança.
-« Viens, mon joli… »
Elle le rapporta
Dans son lit.
Le marmot.
Redevint muet aussitôt.
Trois fois de suite,
On dût le recoucher.
Trois fois de suite,
Il fallût le rechercher.
Pour calmer l’impatience de son amant,
Mathilde lui dit : « Trésor,
Reviens demain encore. »
Le lendemain, en parfait gentleman,
Etienne revenait, tout excité, mais reposé.
Il eût soin de poser
Son sabre avec douceur
Sur le radiateur.
Il parlait si bas
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Que Mathilde ne l’entendait pas.
Enfin, ils allaient être heureux
Tous les deux…amoureux.
La baraka ?...
Le parquet ou le lit craqua.
Aussitôt un cri
Suraigu y répondit.
Le nourrisson
S’était réveillé
S’il continuait,
Toute la maison
Allait se lever.
La mère affolée
S’élança et le rapporta
Au lit. Le capitaine ne se leva pas.
A SUIVRE…