Essai de poèmification N°3
En numéro 3, nous n’avons pu résister à sélectionner cette complainte d'une mélancolie inconsolable dont le dernier vers fait ressortir toute la résignation précoce de l’écrivain, sans toutefois vouloir trop insister sur son dramatique désespoir magnifiquement rendu d’ailleurs par la répétition volontaire de l’adverbe « même ».
AU FUR ET A MESURE
Oh dis moi que tu m’aimes
Même
Si ce n’est pas vrai.
Dis moi : « pour toujours »
Même si ce n’est jamais.
C’est la rengaine
Oui, je sais.
Dis moi quand même
Que tu m’aimes
Même si tu me hais.
Et puis, fais
Fais ce qu’il te plait…
Signé : J-Louis Roulh des Pailes