Vive la France N°0
En 1860, l’un des aspects les plus originaux de la politique sociale fut : l’égalité absolue entre les droits des travailleuses…et ceux des travailleurs.
En 2007, on en est où ?
L’électrification de la France se fit à un rythme lent. Ce n’est qu’en 1889 que la ville de Paris, après de longues hésitations, se dota d’un système de concession, d’ailleurs assez peu performant…huit années après la première exposition internationale d’électricité qui s’est tenue à Paris d’août à novembre 1881.
Nota benissime : c’est lors de cette exposition que Siemens expérimenta un tramway électrique et qu’Edison fit la démonstration de la fiabilité de son système…
En 2007, on retarde la mise à plat du régime des retraites, pourtant dramatique ; la fusion d’EDF, GDF, avec une société privée pose tant d’insurmontables problèmes qu’il est…raisonnable d’attendre…
Continuons : le réseau des tramways ne prit un essor véritable que dans la seconde moitié des années 1890 (14 à 19 ans après les essais de Siemens) : …la ville de Paris s’était engagée dans un interminable conflit avec la Compagnie générale des Omnibus qui continuait à …utiliser la traction animale.
En 2007, on n’a toujours pas perdu cette fructueuse habitude : on cause, on cause…
Pechiney, fondée en 1855, avait pour raison sociale la fabrique de soude. Mais en 1885, la concurrence fut telle que la société se replia sur ses domaines en Camargue. On proposa alors à Pechiney d’exploiter le procédé de fabrication de l’aluminium. Dans un premier temps, elle refusa, prétendant que « l’aluminium est un métal à débouchés restreints ». Ce n’est qu’en 1896-1897, qu’elle expérimenta la fabrication de l’aluminium…avec 11 à 12 ans de retard !
En 2007, sommes-nous plus dynamiques ?
En 1889, la construction de la tour Eiffel fut une prouesse spectaculaire.
C’est pendant sa construction qu’Eiffel signa le contrat de Panama, qui aurait dû être pour lui un accomplissement. La Tour ne fut pas un point de départ …mais un point d’arrivée. Elle provoqua une violente polémique ; le milieu artistique lui fut hostile (Léon Bloy, Verlaine, Huysmans, Coppée…) de fait, le caractère trop nettement affirmé de l’industrialisme brisa ce que l’on a appelé « le fragile consensus » qui s’était dessiné après l’Exposition de 1878. L’esthétisme fin de siècle tournait le dos à l’industrie.
En 2007, la France serait-elle restée celle des artistes, des notaires, des avocats, des beaux parleurs, et gratte-papiers de tous poils ?
Non, en 1888, Peugeot fabrique ses premiers cycles. A partir de 1890, Michelin met au point le pneumatique. Panhard et Levassor installent des moteurs Daimler sur des véhicules.
Peugeot fabrique un tricycle à vapeur.
En 1895, 350 voitures automobiles sont en circulation en France.
Louis Renault fonde son entreprise en 1898.
En 1899, de Dion et Bouton construisent à Puteaux 1100 moteurs à essence par mois.
En 1900, si la France fait grande figure dans le domaine de l’automobile, dans le domaine du téléphone, ce n’est pas brillant. Après de nombreux déboires, l’Administration crée un monopole, mais elle n’a su ni créer un réseau téléphonique cohérent et bien adapté aux besoins, ni soutenir l’industrie chargée de fabriquer le matériel. « Elle a bricolé » entend-t-on dire à l’époque.
En 1896, est crée un art nouveau : le cinéma (Méliès)…qui deviendra …une industrie.
Entre 1880 et 1890, l’industrie mécanique subit un recul dont elle ne parviendra jamais tout à fait à se relever. Le manque d’ampleur des nouveaux marchés de l’électricité a beaucoup handicapé l’essor de la technologie française dans le domaine de l’électromécanique.
D’après François Caron (la France des patriotes)