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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 09:05

 

Quand on voit le nombre d’affaires où Sarkozy est mis en cause, voire en examen, on comprend qu’il ait voulu supprimer la fonction de juge d’instruction.

Il avait promis «une République irréprochable», or son quinquennat a été émaillé de nombreux scandales et de diverses magouilles.

En voici une liste non exhaustive :

-1- Dans l’affaire Clearstream, son nom (Sarkozy) n’a jamais été mentionné. Pour le nommer, apparaissent à la place : Paul Nagy et Stéphane Bocsa. Rappelons son identité complète : Paul-Stéphane Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa. Peut-on impunément changer de nom dans une affaire judiciaire ?

-2- Dans leurs attendus, les juges ont précisé que Sarkozy avait abusé de la faiblesse de la veuve richissime Madame Bettencourt, propriétaire de l’Oréal. D’après Libération, Sarkozy «avait connaissance de l’état de vulnérabilité particulièrement apparent de Mme Bettencourt», «Il s’est présenté au domicile de Liliane Bettencourt deux fois» au début de l’année électorale 2007. «Le rendez-vous du 24 février avait pour objet d’obtenir un soutien financier de Liliane Bettencourt ». Mais Sarkozy a été sauvé par le gong : « Il n’existe pas de charges suffisantes établissant un lien direct entre le comportement abusif de Nicolas Sarkozy et les actes préjudiciables consentis par Liliane Bettencourt de mise à disposition d’espèces.». Si les juges ont essayé de plaider ce comportement abusif c’est parce que, pour le reste, il y a prescription.

Par contre, Claire Thibout, la comptable de Mme Bettencourt, entre 1995 et 2008 a été mise en examen en novembre 2014. Elle est poursuivie pour faux témoignages, attestation mensongère et usage d'attestation mensongère. Mme Thibout est un des principaux témoins à charge de l'affaire Bettencourt, notamment sur les abus de faiblesse dont pourrait avoir été victime la milliardaire. L'ancienne comptable avait notamment affirmé avoir retiré, le 17 janvier 2007, 50 000 puis 100 000 euro confiés à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt "pour les donner à Eric Woerth", alors trésorier de l'UMP. D’après le Figaro du 24 janvier 2015, un accord a été trouvé. 143 millions d’euros plus les intérêts seront remboursés à Mme Bettencourt.

Sarkozy a tenté, d’en savoir plus sur l’exploitation de ses agendas saisis par la justice dans le cadre de l’affaire Bettencourt, et de son usurpation d’identité qui devrait entraîner des poursuites : comment a-t ’il pu obtenir un abonnement téléphonique sous un faux nom alors qu’il faut des papiers d’identité et un justificatif de domicile pour ouvrir une ligne téléphonique ? N’y aurait-il pas en l’occurrence un délit d’usage de faux ? Sans doute non…L’affaire a été brutalement suspendue en septembre 2014, annonce la presse.

-3- La Commission des comptes de campagne a aussi rejeté les comptes du candidat Sarkozy et obligé le parti à rembourser 11 millions d'euro avancés pour la campagne. Pour récolter ces sommes, l’UMP avait eu recours à une souscription nationale auprès de ses adhérents.

-4- Sarkozy est supposé avoir sauvé la banque Dexia, établissement qui a vocation de prêter aux collectivités territoriales et dont le patron n’était autre que son ancien directeur de cabinet, Pierre Mariani. Or, en 2012, cette banque avait déjà coûté plus de 6 milliards à l’Etat et annoncé 11,6 milliards de perte en 2011. Puis encore 905 millions de pert au premier semestre 2014. L’action de cette banque, qui valait 4,5 euro en 2009, s’effondrait à 4 centimes en 2013.

-5- L’affaire Azibert.

Datées du 2 juillet et signées par Christine Dufau, la chef de l’Office central de lutte contre la corruption et un responsable des infractions financières et fiscales (OCLCIFF), les conclusions de l’enquête sont formelles: le magistrat «Gilbert Azibert est sollicité pour obtenir des informations et démarcher des conseillers à la Cour de cassation. En contrepartie, Nicolas Sarkozy accepte de l’aider à obtenir un poste à Monaco. Ces faits sont constitutifs du trafic d’influence.»

-5- L'affaire Bygmalion et l'explosion des comptes de la campagne de Sarkozy en 2012 : Il était prévu 5 grands meetings, il y en eut 47. De plus, apprend-t ’on, «  il fallait des grues avec caméra, un réalisateur payé à prix d’or, une régie meilleure que celle de TF1, etc.»

Pour la ‘‘com.’’ et les banquets d’empereur romain de sa campagne aux Présidentielles, Sarkozy dépense 18 millions d’euro. Certains observateurs avancent même 30 millions. Un journaliste écrit : «Quand on lui faisait remarquer que les factures faisaient exploser le budget de l’UMP, il répondait : ’’Vous voulez que je perde, hein ?! »

Le trésorier du parti affirmait : « Sarkozy voulait des meetings énormes, pour lesquels l'UMP a mobilisé des dizaines de milliers de personnes, avec des frais considérables. »

Un autre journaliste écrit : «Si Sarkozy n’avait pas à se préoccuper de ses comptes de campagne, cela veut dire qu’il est inapte à gouverner un pays ou un parti, cela veut dire qu’il ne sent pas responsable de l’argent dépensé, cela veut dire qu’il se moque de respecter les règles électorales.» De plus, «Il a signé au bas de ses comptes et donc a engagé sa responsabilité. S’il a signé sans vérifier, cela le rend tout autant inapte à gouverner un pays ou diriger un parti. On ne peut conserver, dans le jeu démocratique, un candidat qui viole la démocratie. Il est illégitime à diriger l’UMP. Sa campagne a creusé un gigantesque trou dans ce parti, partiellement comblé que par ce qui fut appelé le Sarkothon.

L’amende payée par l’UMP en novembre 2013 n’est que la résultante d’une tricherie néfaste au suffrage universel. De plus, les statuts mêmes de l’UMP s’opposent de façon nette et incontournable au paiement de celle-ci. Ceci veut dire que si le parti paye à la place de son actuel patron, cela n’est qu’un flux financier qui revient à ce que l’UMP donne ces 500 000 euro (N.B : la presse parle généralement de 363 615 euro) à Sarkozy pour qu’il règle lui-même son amende. Il s’agit donc d’un revenu et il est particulièrement étonnant que le fisc ne se soit pas manifesté auprès du contribuable Sarkozy pour lui réclamer des impôts sur cette somme touchée.»

Il est juste de préciser qu’à peine élu Président de l’UMP fin 2014, Sarkozy a remis au trésorier de son parti un chèque de 363 615 euro. Il entendait ainsi « mettre sa formation politique à l'abri de toutes contestations ».

-6- Le chef des services secrets libyens, Moussa Koussa, beau-frère de Mouammar Kadhafi a signé le 10 octobre 2006 un document qui fait état de la remise de 50 millions d'euro à Sarkozy pour sa campagne de 2007. L’affaire est extrêmement grave : comment un homme politique français ose-t-il faire payer une partie de sa campagne par un pays étranger, une dictature de surcroit ? En remerciement de tout, en décembre 2007, Sarkozy invite Kadhafi à Paris, en grandes pompes.

On dit que le président du Congo Ali Bongo aurait, lui aussi, envoyé quelques mallettes remplies de billets de banque pour financer sa campagne de 2007.

 

 

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Published by Melchior
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