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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 09:12

 

ÉLU DE NEUILLY, ET PREMIERS PAS AU GOUVERNEMENT

 

En 1977, Sarkozy est élu conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine. Il a 22 ans.

Il arrive à convaincre tous ses collègues d’évincer Charles Pasqua, candidat au poste de maire. Rappelons que Pasqua fut son témoin de mariage.

Le maire sortant, Achille Peretti, est un homme usé de 72 ans.

En 1983, Sarkozy devient maire de Neuilly mais de justesse : 26 voix sur les 49 conseillers. Il conserve son poste jusqu’en 2002.

En 1987/88, il est chargé de mission au Ministère de l’Intérieur. Il organise les meetings de la campagne présidentielle de Chirac.

En 1988, après la défaite de Chirac à l’élection présidentielle, Sarkozy est élu député des Hauts-de-Seine.

En février 1990, notre homme devient secrétaire général adjoint du RPR.

Courant 1991, l’opinion pense que Balladur se prépare à devenir Président de la République. Sarkozy l’encourage ouvertement. Il met ainsi deux fers au feu, Chirac d’un côté, et de l’autre Balladur, qui se maintient à un taux élevé dans l’opinion publique.

En 1992, Sarkozy déclare : «Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettrez d’afficher, de manière peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac.»

1993-1995 : Porte-parole et Ministre du budget du gouvernement Balladur, il est chargé de réduire le déficit budgétaire.

Pendant son séjour au ministère du Budget, il participe à la privatisation de la SEITA (régie des tabacs et allumettes), transforme l’imprimerie nationale en société anonyme (mais le capital reste détenu par l’État !), réduit de 50,4% à 41% la part de capital détenu par l’Etat dans France-Telecom, ne tient pas son engagement de ne pas privatiser EDF-GDF. Par ailleurs, il aurait vendu une partie des réserves d’or de la Banque de France.

 

Lors de la prise en otages de 21 enfants dans une école maternelle de Neuilly, il vient négocier avec le preneur d’otages et réussit à faire libérer un enfant. Malgré ce modeste résultat, Sarkozy, devant les caméras de télévision, en fait une opération médiatique de grande envergure.

 

Dès juin 93, les relations de Sarkozy avec Chirac prennent un coup de froid.

En 1994, il affirme : «L’électroencéphalogramme de la Chiraquie est plat. C’est l’antichambre de la morgue. Chirac est mort. Il ne manque plus que les trois dernières pelletées de terre.» Cette appréciation cadre mal avec sa «loyauté» affirmée deux ans plus tôt envers ce même Chirac.

Juillet 94-mai 95 : Ministre de la Communication.

En mai 95, lors du dernier meeting de Chirac, Sarkozy se fait copieusement huer et siffler.

De nouveau, il trahit Jacques Chirac, se rapproche du clan Rothschild et soutient Balladur. Il sera le porte-parole de ce dernier lors de sa campagne présidentielle en 1995. Politiquement parlant, Sarkozy a choisi Balladur. Mauvaise pioche, Chirac est élu Président de la République en 1995.

 

Ici se situe l’épisode du gros magot dissimulé par son parti dans la comptabilité du groupe pétrolier Elf. Sarkozy n’arrivera pas à le récupérer.

Chirac élu Président, Sarkozy se retire à Neuilly et reprend ses activités d’avocat-conseil. On ne le voit que rarement au Palais de Justice.

De février 98 à octobre 99, il occupe le poste de secrétaire général du RPR, fonction qu’il a déjà exercée en 1990.

De juillet à septembre 1999 : député européen.

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU), promulguée en décembre 2000, oblige toutes les communes de plus de 3500 habitants à disposer d’un taux minimum de 20% d’HLM. Sarkozy a-t ’-il appliqué cette loi dans sa ville de Neuilly ?

En 2002 : député de Puteaux et Neuilly

Avril 2004-mai 2007 : Président du conseil général des Hauts-de-Seine et président de l’UMP.

De nouveau député des Hauts-de-Seine en 2005, il ne participe à aucun débat parlementaire, ne dépose aucun amendement et son temps de parole ne dépassera pas une heure pendant toute la durée de la législature.

Les années suivantes, Sarkozy contraint à une traversée du désert, passerait le plus clair de son temps à renouer ses relations ‘états-uniennes’ (voir plus haut § «Une histoire peu connue») et à écarter ses éventuels futurs rivaux en politique intérieure.

D’avril à décembre 1999 : Intérim de la Présidence du RPR. Il conduit la liste RPR aux élections européennes. Elle n’arrive qu’en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages.

Sarkozy se retire alors de la vie politique et reprend ses activités d’avocat.

En 2001, lors de la publication de son livre ‘Libre’, Sarkozy organise un grand battage médiatique pour bien montrer à tout le monde qu’il fait son retour en politique.

En 2002, ayant retourné sa veste, Sarkozy soutient Chirac lors de sa réélection à la Présidence et ce, malgré leur haine réciproque.

Arguant de sa position de patron du parti gaulliste, il contraint Chirac à le reprendre au gouvernement. Il aurait aimé devenir son Premier Ministre. In fine, Chirac choisit Raffarin. Sarkozy doit se contenter du Ministère de l’Intérieur.

À ce poste, il fait montre d’un style particulièrement musclé : toute personne soupçonnée de délit est enregistrée dans le nouveau fichier ADN. Si un individu refuse de se prêter à l’examen de dépistage, il est passible de 15 000 euro d’amende et d’un an de prison.

Du 31 mars au 29 novembre 2004, il exerce les fonctions de Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le gouvernement Raffarin III.

À ce poste, il prétend que la France respectera le pacte de stabilité à savoir un déficit de 2,9% du PIB.

En 2004 encore, il demande autoritairement aux grandes surfaces de baisser leurs prix de 3 à 5%.

En 2004 toujours, il déclare sa candidature à la présidence de l’UMP (Juppé avait changé le nom du RPR en 2002 afin de pouvoir y introduire des personnalités du Centre). À cette occasion, Chirac dit de Sarkozy : «Je décide, il exécute.» et il le met en demeure de choisir : ou bien rester au gouvernement ou occuper son poste à la tête de l’UMP. Nicolas choisit L’UMP. Il en sera le président jusqu’en 2007.

Il déclare fièrement : «Je suis prêt comme jamais sans doute je ne l’ai été. Je suis prêt parce qu’au plus profond de moi-même, je sais que la France ne redoute plus le changement, mais qu’elle l’attend, et ce changement, c’est nous qui allons l’incarner.»

Et c’est alors que surgissent un incroyable tapage médiatique et des sondages bidonnés qui présente notre homme comme présidentiable en 2007.

De juin 2005 à mars 2007 : Ministre de l’Intérieur.

Là, contrairement à 2004, il cumule cette fonction avec son poste de député et celui de président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Sarkozy demande l’évacuation et la destruction d’immeubles insalubres sans trop se soucier du relogement des familles expulsées.

Il déclare à La Courneuve : «Les voyous vont disparaître. Je mettrai les effectifs qu’il faut, mais on nettoiera la cité des 4000.»

Dix jours plus tard, il précise : «Le terme ‘nettoyer au Karcher’ est le terme qui s’impose.». Ces paroles provoquent de vives réactions.

Sarkozy en remet une couche à Argenteuil : «Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien, on va vous en débarrasser.»

Nouvelle et importante polémique. Sarkozy utilise alors l’espace médiatique et ouvre le chemin à sa politique sécuritaire dite de la ‘‘tolérance zéro’’.

Au terme des émeutes en banlieues parisiennes et en province, les dégâts se chiffrent en millions d’euros. 2734 personnes sont placées en garde à vue, 597 sont incarcérées et un Malien, un seul, est expulsé.

Si, globalement, les chiffres de l’insécurité sont en baisse de 3%, sur la période 2002-2005, les violences aux personnes sont en hausse de 9%.

Dès 2006, Sarkozy initie un projet de loi sur la prévention de la délinquance.

En janvier 2006, pour réduire le chômage de jeunes, il annonce la mise en place du «Contrat Première Embauche»…Il récolte protestations et émeutes des étudiants. Il est obligé de prendre des distances par rapport à son projet.

À la même époque, un délateur l’accuse d’avoir caché au fisc français un compte bancaire au Luxembourg, chez Clearstream, et d’y avoir placé quelques pots de vin reçus. Sarkozy porte plainte et sous-entend que son rival à la prochaine élection présidentielle, le premier ministre Dominique de Villepin, est l’auteur de cette machination. Mis en examen, Villepin est écarté de la vie politique un temps suffisant pour laisser la voie libre à Sarkozy. En réalité, il semble que les listings accusateurs aient été fabriqués par une officine de la CIA à la demande de l’entourage de M. Wisner Jr, administrateur de la Fondation franco-américaine.

 

En juillet 2006, Sarkozy est l’auteur d’une proposition de loi visant à réduire les droits des étrangers vivant en France. Il réclame «Une immigration choisie et non plus une immigration subie». Ce projet recevant de vives critiques, Sarkozy se rend au Mali et au Sénégal et signe un accord relatif à une immigration concertée.

En août 2006, il fait évacuer le plus grand squat de France situé à Cachan.

Il fait voter une loi anti-terrorisme dans laquelle il est dit que les informations recueillies sur Internet seront transmises à la police, sans contrôle judiciaire. Critiques du PS et du CNIL.

Il est favorable à une loi sur ‘les parachutes dorés’ consentis aux dirigeants d’entreprises ‘‘remerciés’’. Il oublie que seuls les conseils d’administration ou les propriétaires d’entreprises décident du montant de l’indemnité de départ d’un dirigeant.

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Published by Melchior
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