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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 07:25

Edmond Rostand

Naquit en 1868, au printemps

Sous le bon soleil

De Marseille.

Il a pour les études

Une grande aptitude,

Sauf pour les mathématiques.

Après la rhétorique,

Il fait son droit à Paris,

Suivant ainsi l’avis

De son papa,

Qui le voit déjà avocat.

À cette époque, Rostand a composé

Deux pièces, certes peu maitrisées,

Mais sa vocation était née.

En 1890, il va donner

Les Musardises,

Un recueil de poésies exquises,

Dédié à sa fiancée,

Rosemonde Gérard.

Elle le remerciera par ce mot connu :

« Aujourd’hui, vois-tu,

Je t’aime plus

Qu’hier, mais moins

Que demain. »

La pauvre femme ne savait point,

Qu’en chemin,

Son mari prendrait une maîtresse,

Marie Marquet,

Actrice baraquée

De la Comédie française.

Quelque temps

Après, Rostand

Lira à son éditeur Les deux Pierrots.

Mais malheur à notre héros :

Le jour du rendez-vous

Décède Banville,

Auteur lui-même d’un Pierrot.

Il eut été de mauvais goût

Et bien incivil

De donner une suite favorable

À la courte pièce de Rostand.

Toutefois l’éditeur

Affable

Demande dans l’instant

Au jeune auteur

D’ajouter à son texte un deuxième acte.

Malgré son désarroi,

Rostand réplique avec tact :

-« Je vous en ferai trois ! »

Il tient sa promesse livresque

Et change le titre : Les Romanesques.

Les rimes alertes et drolatiques

Sont saluées par la critique

Comme une révélation.

Admiration !

Peu après, notre auteur

Confie aux acteurs

Du théâtre de la Renaissance

Princesse lointaine,

Sa réelle première chance.

Vient ensuite La Samaritaine,

Représentée en 1897. Sarah Bernhardt,

Impériale,

Au sommet de son art,

Y tient le rôle principal.

En 1900 : Cyrano de Bergerac,

L’Aiglon et Chanteclerc, tout à trac.

Hélas, à la seconde représentation

De l’Aiglon,

Rostand, alors au hit-parade,

Tombe gravement malade.

Une pneumonie-

Pleurésie.

Son médecin, maire de Cambo,

Lui conseille de s’installer

Dans les Pyrénées.

Le temps de cette région,

Toujours beau,

Est idéal pour guérir.

L’endroit lui plut.

Il y fait construire

Une grande et belle maison.

Rostand s’y trouve à l’aise.

C’est alors qu’il est alors élu

Contre son gré.

À l’Académie Française.

Le poète superstar

Ne prononcera

Que deux ans plus tard,

En juin 1903,

Son discours de réception.

Dans son propos d’intronisation,

L’orateur sera des plus spirituels.

Les Eternels

Se délectent.

Rostand,

Rentre à Cambo, direct.

Académicien déplorable,

Il n’assistera, indomptable,

Qu’à dix séances en neuf ans !

Il se contentait

De venir à l’Académie

Pour voter

Au profit de candidats amis

Ayant besoin de sa voix pour passer.

L’élection passée,

L’auteur de Cyrano

Retournait à Cambo.

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Published by Melchior
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