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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:25

Je ne suis curieux que de la perspective de la mort qui nous conduit vers de mystérieux éclaircissements.

(Armand Salacrou)

Qui ne craint point la mort ne craint point les menaces.

(Pierre Corneille)

L’âge, l’âge véritable, celui qui compte, ce n’est pas le nombre des années que nous avons vécu, c’est le nombre des années qui nous restent à vivre.

(Alfred Capus)

«Ah ! L’éternel féminin !», comme disait ce monsieur dont la belle-mère ne finissait pas de claquer.

(Alphonse Allais)

Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri

(La Bruyère)

L’hiver de ta vie est ton second printemps

(Maynard 1582-1646)

L’homme a été créé pour vivre, pour aimer la vie.

Mais il a perdu la perspective lumineuse selon laquelle la mort fait partie de la vie, véritable, pérenne.

La plupart du temps, la mort est considérée comme une chose triste, négative, un châtiment pour le péché. Même l’Ancien Testament va dans ce sens. Mais le Nouveau Testament voit les choses différemment. Celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais, dit Jésus (Jn 11,26)

Pour Jésus, la mort est un événement heureux, et il en a donné la plus belle définition : Aller au Père.

Dans la mort, la vie atteint son point culminant. Laissant derrière nous tout l’accessoire, nous nous livrons sans réserve à l’essentiel. La mort est la dernière et définitive capitulation devant Dieu, le commencement de la vie avec lui, tous ensemble et pour toujours.

À notre mort, nous abandonnons définitivement toute notre résistance et notre amour-propre.

La mort nous remet sans conditions entre les mains de Dieu. Mourir signifie laisser enfin Dieu prendre soin de toute notre vie.

Il ne faut pas aimer la mort pour elle-même. C’est seulement en aimant la vie que l’on donne sens à la traversée de la mort. Le sens de la mort, c’est la vie, la vie qui demeure éternellement.

(Wilfrid Stinissen, carmélite au monastère de Bruges, décédée en 2013)

S’il n’y a pas de résurrection, mangeons et buvons (1 Co15-32) et poursuivons une vie de plaisir et de jouissance.

S’il n’y a pas de résurrection, en quoi différons-nous des animaux ?

S’il n’y a pas de résurrection, disons bienheureuses les bêtes des champs, car leur vie est sans tristesse.

S’il n’y a pas de résurrection, il n’existe ni Dieu ni Providence ; tout est conduit et emporté par le hasard. Car voici que nous voyons nombre de justes soumis à la pauvreté et à l’injustice, sans obtenir aucune contrepartie dans la vie présente, tandis que pécheurs et injustes vivent dans la richesse et la totale volupté. Hé ! Qui dans son bon sens verrait là un jugement équitable ou d’une sage providence ?

Il y aura, oui, il y aura une résurrection, car Dieu est juste (Ps 10,7). Il donne une récompense (He 11,6) à ceux qui l’attendent avec patience. Si l’âme seule s’exerçait au combat de la vertu, seule aussi elle serait couronnée. Et si elle seule se roulait dans les plaisirs, seule, elle serait justement châtiée ; mais puisque l’âme n’a pas eu une existence séparée et n’a pas non plus participé sans le corps ni à la vertu ni au vice, il est juste que tous deux accèdent ensemble à la résurrection.

(St Jean de Damas, théologien chrétien, haut fonctionnaire à Damas, mort vers 749)

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Published by Melchior
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